4 novembre 2009 - Réagissez à cet article
Jean-Marie Le Pen a donné, hier, à Carnac (56), le départ et le ton de la campagne pour les régionales du Front national. Une campagne qu'il veut avant tout nationale. Le débat sur l'identité nationale tombe à pic.
«On a été pris un peu de court», reconnaît le Morbihannais Jean-Paul Félix, récemment désigné tête de liste régionale du FN en Bretagne. La conférence de presse de Jean-Marie Le Pen, hier, dans un hôtel de Carnac, arrivait sans doute un peu tôt pour les candidats bretons du FN. Trop tôt, en tout cas, pour parler d'un programme «encore embryonnaire».
Des régionales en Bretagne, il ne fut donc pas beaucoup question. De toute façon, ce n'était pas, à l'évidence, le souci principal du leader du Front national, qui s'est livré avec la verve qu'on lui connaît à un balayage de l'actualité politique nationale. Pour dire surtout tout le mal qu'il pense de l'actuel gouvernement et sa politique. Et rappeler au passage, alors que sa fille Marine ne rate pas une occasion de dire qu'elle lorgne sur le poste, qu'il est encore, au moins jusqu'à la fin 2010, le président du Front national.
«But électoral»
Dans la ligne de mire du président du FN, il y avait, hier, plusieurs cibles, mais c'est celle du débat sur l'identité nationale qu'il a privilégiée. «On se perd en conjectures sur les raisons qui ont amené le gouvernement à réhabiliter le terme de "national" (...). Il a beaucoup de mal à nous faire croire qu'il n'a pas été lancé dans un but électoral».
Pour Jean-Marie Le Pen, l'élection régionale aura donc forcément, du fait de ce débat, un caractère national. «Ce n'est pas nous qui l'avons décidé ainsi, c'est le gouvernement».
«En plein redressement»
Sur les résultats des régionales, Jean-Marie Le Pen se dit plutôt confiant. «Le Front national est en plein redressement, tout le monde le reconnaît. D'ailleurs, les sondages nous donnent à 9 %». Absent de l'assemblée régionale bretonne, l'objectif du Front national est d'être à nouveau représenté. Pour cela, il lui faudra passer la barre des 10 %. En 2004, il avait atteint 8,49 % des suffrages exprimés. Mais à l'époque, une liste du MNR, de Bruno Mégret, lui faisait concurrence. Cette fois, ce ne sera pas le cas.
Voici la composition des listes départementales, pour l'instant incomplètes :
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