25 février 2009
Quand les héros du Vendée Globe reviennent au pays, cela fait des vagues d'émotion. Sept solitaires ont été fêtés, hier, à la Forêt-Fouesnant.
Le Nautile, la salle de l'espace culturel de la commune de la Forêt-Fouesnant, était bien trop exigu pour accueillir tous les admirateurs des marins du Vendée Globe, hier. C'est un petit vent de folie qui a soufflé dans ce petit coin de Cornouaille et cet accueil chaleureux a touché les sept marins qui ont fait leur entrée derrière le bagad Caval sous une pluie de fumigènes. Dans le sillage de Michel Desjoyeaux, brillant vainqueur, suivaient Armel Le Cléac'h, son dauphin, Samantha Davies, toujours aussi souriante, mais aussi les héros malheureux, Roland Jourdain, Jean Le Cam, Yann Elies et Jérémie Beyou, qui n'en ont pas moins été des acteurs majeurs de cette édition. A travers cette fête de famille, on a pu mesurer le réel impact de cette aventure autour du globe dont la dramaturgie a encore ajouté à la force de la compétition. Hier, ces supporters de toutes les générations qui ont vibré pendant trois mois avec ces solitaires voulaient les approcher, ou à tout le moins les apercevoir. Des applaudissements nourris ont salué leur entrée sur scène mais ont également ponctué différentes séquences du film retraçant les temps forts de ce Vendée Globe d'exception. Entre admiration et émotion, la salle, remplie de nombreux collégiens qui ont soumis les champions au feu des questions, chavirait de bonheur.
Dimension populaire
Respect. C'était le fil rouge de cette soirée où les politiques ont eu l'élégance de braquer les projecteurs sur les marins tout en exprimant leur fierté d'avoir de tels ambassadeurs. «C'est grâce à eux que notre département est en tête dans le monde de la course au large», a souligné Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère, ajoutant avec humour que «ce Vendée Globe était un peu le championnat du Finistère». Il est vrai que les pensionnaires du Pole Finistère course au Large ont une nouvelle fois trusté le podium. Mais, au-delà du palmarès, on retiendra la dimension populaire de l'histoire: «Il n'y a pas si longtemps, la voile était un sport confidentiel. Ces marins ont su faire aimer la discipline au plus grand nombre», a souligné Henri Bacchini, vice-président de la FFV. Hier, ces marins ont été justement remerciés.
