15 juillet 2009
Pas le temps de flâner à Horta. Aujourd'hui à 18h, les 23 équipages reprennent la mer, cap sur les Sables-d'Olonne. Le duo Soldini - Fauconnier est un leader serein.
Avec l'arrivée de Richard Tolkien et de Neal Brewer, en fin de nuit de lundi à mardi à Horta, la flotte entière est enfin réunie. Pour permettre aux derniers équipages de récupérer, le départ de la deuxième manche a été repoussé à 18h 02 ce mercredi. Cette deuxième étape risque de présenter un profil contrasté par rapport à l'aller. Des petits airs dont il faudra s'extirper au départ, puis un long bord de portant, devraient précéder une arrivée complexe dans le golfe de Gascogne.
A la mi-temps
Si le duo Giovanni Soldini - Karine Fauconnier (Telecom Italia) a pris une option sérieuse sur la victoire, certains de ses rivaux ont pris confiance dans leur capacité à bouleverser l'ordre établi. Ainsi, Gérald Bibot - Didier Le Vourc'h (Zed 4), auteurs d'une première étape remarquable de maîtrise, repartent avec la ferme intention de défendre leur place de dauphin, voire plus si affinités. Pour Denis Lazat (Plan, les enfants changeront le monde), la problématique est différente: en troquant Rémi Aubrun, équipier modèle et régatier pitbull, pour son ami Frédéric Nouel, il sait bien qu'il sera difficile de maintenir la barre aussi haut. Seule victime de cette première étape, Yves Ecarlat se voit contraint à l'abandon, suite au forfait de son équipier débarqué pour cause de blessure. L'attachant «Tonton Kanak», comme on le surnomme dans le petit monde de la Class40, doit donc renoncer mais va profiter de l'étape retour pour convoyer son bateau en solitaire, mais en contact avec ses camarades de jeu.
Le mercato des Açores
Pour cette seconde étape, certains changent de cavalier comme le règlement les y autorise. Le petit mercato des Açores voit ainsi débarquer Halvard Mabire, figure tutélaire de la course au large qui va faire bénéficier Christophe Coatnoan (Groupe Partouche) de son expérience. Ce dernier va pouvoir digérer la déception de la première étape où leur équipage s'était fait griller sur le fil, la huitième place conservée bien au chaud depuis plusieurs jours. Halvard Mabire, vainqueur l'an dernier de la Transat Québec - Saint-Malo, aura sûrement à coeur de réussir un coup. Yann Delplace (Elsa) change, lui aussi, d'équipier, de même que Gilles Dutoit (Techneau) qui opère un changement au sein de la fratrie Daval, Arnaud remplaçant Benoît. Jean-Christophe Caso, embarqué sur la première étape à bord de «domainedelabourie.fr», rejoint Pierre-Marie Bazin, à bord de «Rev'86». Pour la dernière journée, les navigateurs étaient invités à faire un tour de l'île: sur les routes peuplées de haies d'hortensias, ils se souviendront peut-être que la fleur a fait un long périple depuis l'île Maurice avant de venir s'échouer sur les rives de l'île de Faial. En comparaison, le retour sur les Sables-d'Olonne devrait paraître une promenade de santé. Classement première étape (24 classés): 1. Telecom Italia (Giovanni Soldini- Karine Fauconnier) en 6j11h55'06''; 2. Zed 4 (G. Bibot D.Le Vour'ch) en 6j16h28'20''; 3. Plan les Enfants Changeront le Monde (D. Lazat - R Aubrun en 6j19h27'26''; 4. CG Mer (W. Clerton - L.Lehelley) 6j19h30'55''; 5. Palanad II (N. Brennan -. Bond) en 6j19h53'58''; 6. Tales (G. Botin - A. Lopez-Doriga) 6j22h42'06''; 7. Courrier de l'Odet (D. Consorte - A.Aubryy en 7j00h07'08''; 8. Entreprendre en coopérative (B. Parnaudeau - J.Saucet) en 7j00h33'56''; 9. Tzu-Hang (A. Strauss -J. Burger en 7j00h36' 48''; 10. Groupe Partouche (C. Coatnoan - S.Figue) en 7j00h43'14''.
«Banque Populaire V» et «Groupama 3», en stand-by à New York, ne devraient pas s'élancer à l'assaut de l'Atlantique cette semaine. La fenêtre météo, propice à un départ de New York dans la nuit de mercredi à jeudi, s'est largement dégradée. Après avoir analysé les derniers fichiers météo avec son routeur, Pascal Bidégorry a décidé de repasser en code rouge. «C'est dommage car depuis le début de notre stand-by, il s'agissait de la première fenêtre qui aurait pu nous permettre de traverser l'Atlantique Nord en quatre jours. » Franck Cammas et son équipage, qui envisageaient également de s'envoler rapidement pour New York et profiter de la même opportunité, ont fait une analyse similaire. Cependant, Cammas voulait encore étudier, hier soir, les derniers fichiers avant de renoncer. Le système météo est instable et les conditions ne semblent pas propices à un départ dans les heures à venir.
