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Tennis de table

Ligue des champions. Hennebont - Düsseldorf (1-3) Bai, l'honneur du dragon

11 octobre 2009

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Vendredi soir, face au champion en titre Düsseldorf, Feng Tian Bai a sauvé l'honneur d'une équipe qui n'est pas parvenue à rééditer l'exploit de l'an passé.

Quelques accolades, un ou deux éclats de rires distillés à l'assistance, une bonne dizaine d'autographes apostillés... puis une décision. «On rentre à la maison. J'ai faim et suis un peu fatigué». Main dans la main avec sa femme, Bai n'a pas fait de vieux os salle Charles-Abraham, vendredi soir, évitant poliment le buffet d'après-match où se retrouvent traditionnellement joueurs, partenaires, journalistes et supporters.

Pongiste vénéré

«Bai? Il est comme ça. Il ne reste jamais après les matchs. Franchement, sur lui, et je le connais pourtant assez bien, il n'y a pas grand-chose à dire. Il vit en autarcie avec sa ?doudou?». Yves Girard, le kiné de l'équipe, qui l'a eu entre ses mains des centaines de fois, n'éclairera donc pas davantage notre lanterne sur ce «bonhomme fort charmant» et qui fut, de 93 à 98, membre de l'équipe chinoise (sans jamais obtenir toutefois la moindre sélection lors d'un championnat). Mais on le sait, Feng Tian est vénéré aux pays du quadruple champion de France. Et craint, aussi, par les plus grands. Comme Timo Boll. En personne. «Bai est un des ces pongistes qui comprend parfaitement le tennis de table. Un de ces joueurs que l'on a jamais envie de jouer. Ses services sont agaçants, tout comme sa technique. En fait, tout le monde a la pression avant de le rencontrer».

Encore des flammes à cracher

Vendredi, dans une salle hennebontaise bondée comme une plage l'été (1100 personnes, probablement un record), Bai a sauvé l'honneur d'un peuple qui voulut encore goûter à l'exploit, un an après. Un succès contre Kishikawa qui confirme sa bonne forme actuelle. «Il est au top en ce moment», confirme d'ailleurs son kiné. «Depuis que je suis arrivé à Hennebont, j'ai perdu 10kg. Mais rien que cet été, j'en ai perdu 6. Voilà pourquoi je joue mieux», explique le n°12 français, né sous le signe du dragon un jour de 1976. Le signe chinois des perfectionnistes et des plus déterminés. Le signe de ceux qui ne supportent pas l'échec.

  • Pierre Bernard
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