15 octobre 2009
Vainqueur à l'arraché du Belge David Goffin, 7-6 (9-7), 3-6, 7-6 (7-3), le Quimperlois Charles-Antoine Brézac disputera aujourd'hui le deuxième tour de l'Open de Rennes. Mais pas face à Arnaud Clément, éliminé d'entrée!
Comme souvent, ses nerfs n'ont pas lâché. Comme souvent lorsque ses matchs se jouent au finish, Charles-Antoine Brézac n'a pas tremblé, hier, à l'heure du money-time face au grand espoir belge David Goffin, pas encore 19 ans. Et pourtant, il aurait pu dégoupiller devant son incapacité à convertir ses occasions. Comme cette balle de match gâchée, à 5-4 en sa faveur dans le troisième set. «Je commençais à désespérer, à gamberger», reconnaît le Quimperlois, qui en était alors à 0% de réussite sur ses six balles de break. Pire, il perdit son service dans la foulée pour se retrouver mené 6-5. Avant de réussir enfin à prendre le service adverse et de conclure au tie-break, au bout de 2 h 28' de jeu.
Tendinite à l'épaule
«J'ai eu le mérite de ne pas lâcher, même s'il y a de la fatigue en cette fin de saison. Mais c'est vrai que les fins de matchs serrés m'ont beaucoup réussi depuis le début de la saison», apprécie Brézac, qui a encore fait la preuve que son mental était à la hauteur. «Mais j'aurais quand même dû enfoncer le clou avant», analyse le récent champion de France deuxième série, en faisant référence à ce début de deuxième manche lorsqu'il rata l'occasion de mettre la tête de son adversaire sous l'eau. Ce qui lui aurait permis d'épargner son épaule droite qui, comme son acolyte finistérien Romain Jouan, le tracasse depuis quelques jours. «J'ai une tendinite et je joue sous anti-inflammatoires. C'est la conséquence de ma grosse saison. Mais ça va un peu mieux, les kinés ont fait du super boulot.»
«Je suis nul c'est pathétique»
Après une première expérience en mars dernier à Saint-Brieuc, voilà donc le Quimperlois (24ans) pour la deuxième fois de sa carrière au deuxième tour d'un Challenger. «Ce serait top que ce soit contre Clément, histoire de voir comment ça joue un ancien finaliste de Grand chelem», se projetait Brézac à l'issue de sa victoire. Eh bien, non. Il n'aura pas ce privilège. Car l'Aixois n'a pas fait de vieux os, sorti sans gloire par un autre Français, David Guez, demi-finaliste l'an passé à Rennes. «Je suis nul. La balle ne sort pas de ma raquette. C'est pathétique», lâcha Clément après cette défaite qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour Brézac, battu par... Guez la semaine dernière à Nevers. Et sur ce coup-là, il n'avait pas été question de finish, de suspense ou de quoi que ce soit de ce genre. Le Finistérien avait pris 6-2, 6-2. Revanche ce soir à partir de 18h?
Saint-Malo - Brest : 12-24 La renaissance des Brestois