16 octobre 2009
Il n'y a plus de Bretons à l'Open de Rennes. Hier au deuxième tour, le Quimperlois Charles-Antoine Brézac s'est fait griller par David Guez.
Soyons honnête: on n'a pas assisté au match de l'année, hier soir à Rennes. Prometteur sur le papier, le face-à-face entre Charles-Antoine Brézac et David Guez a été trop décousu, trop émaillé de fautes pour enflammer une salle Colette-Besson qui est restée sur sa faim. «J'ai été trop irrégulier», pestait le Quimperlois au moment de résumer sa prestation, insuffisante pour déstabiliser un adversaire sans génie mais difficile à déborder. «C'était pas terrible», lui répondait en écho le Marseillais, totalement à côté de ses pompes dans la deuxième manche conclue sur un improbable 6-0. «J'ai pas trop compris», avouait Brézac, pendant que Guez évoquait une fatigue mentale pour expliquer ce trou d'air. «Lui a été bon à ce moment-là, mais c'est vrai que je l'ai bien aidé.»
«Tellement perfectible...»
Remis en selle, le champion de France deuxième série retomba pourtant dans ses travers d'entrée de troisième set en concédant son service. Et le Breton d'en remettre une couche sur ses faiblesses: «Je manque de constance dans tous les domaines, que ce soit physiquement, dans mon jeu de fond de court, en pourcentage de service... L'ensemble est tellement perfectible... » Comme souvent avec Brézac, l'analyse est lucide et pleine de justesse. Pour confirmer une première saison sur le circuit pleine de promesses et ainsi passer un cap, il lui faudra effectivement s'endurcir. Sur le plan physique avant tout. Bien entamé de ce côté-là, le Quimperlois fera l'impasse sur le Challenger d'Orléans qu'il comptait disputer la semaine prochaine. Avant de s'aligner à Lyon, en qualifications.
Ouanna abandonne
Pour Guez, l'aventure continue. «C'était bizarre comme match. J'étais dans un jour sans et je suis content de m'en être sorti», appréciait le Marseillais, paré pour défier Stefano Galvani, tombeur de Josselin Ouanna. Trahi par ses nerfs lors du tie-break du premier set après un arbitrage qu'il jugea «très mauvais», l'Italien est parvenu à se reconcentrer pour remporter la deuxième manche au jeu décisif. En délicatesse avec son adducteur gauche, le tenant du titre préféra alors jeter l'éponge. Si bien que le favori est désormais celui qui sortira vainqueur du choc des quarts de finale entre le talentueux Belge Xavier Malisse et l'excellent relanceur qu'est le Colombien Alejandro Falla.
SIMPLE MESSIEURS (2etour) : K. Anderson (AFS, 130emondial) bat J. Reister (ALL, 179) 7-6 (7-3), 7-6 (7-3); D. Kindlmann (ALL, 229) bat A. Sidorenko (FRA, 203) 6-3, 6-2; X. Malisse (BEL, 139) bat R. Junaid (AUS, 501) 6-4, 6-4; D. Guez (FRA, 228) bat C. -A. Brézac (Quimperlé, 386) 6-3, 0-6, 6-3; S. Galvani (ITA, 299) bat J. Ouanna (FRA, 110) 6-7 (1-7), 7-6 et abandon. AUJOURD'HUI (à partir de 13h30). Simple messieurs (quarts de finale) : K. Anderson (AFS, 130) - D. Kindlmann (ALL, 229); A. Falla (COL, 127) - X. Malisse (BEL, 139); J. Ouanna (FRA, 110) - D. Guez (FRA, 228); T. Ascione (FRA, 183) - J. Minar (RTC, 247).
Saint-Malo - Brest : 12-24 La renaissance des Brestois