20 novembre 2009
Les Samoa, qui affrontent le XV de France samedi au Stade de France, pratiquent un rugby basé sur un fort défi physique et un mouvement perpétuel bien loin des canons de gestion tactique, qui peut aussi bien dérouter les adversaires que desservir leur propre équipe.
Joueurs et encadrement français ont insisté toute la semaine sur le match «piège» qui attend les Bleus face aux Samoans, défaits de peu par le Pays de Galles (13-17). [SIG_CAPGRASR]FORCES. [/SIG_CAPGRASR]Le physique: puissance et mobilité. «Physiquement, ils sont au-dessus de tous les joueurs français», résume l'arrière Maxime Médard. Les Samoans possèdent des gabarits impressionnants qui combinent puissance et mobilité. En défense, l'artdu plaquage samoan repose avant tout sur un défi physique. Leurs plaquages destructeurs aux épaules effraient certains adversaires qui, après quelques impacts, hésitent à «attaquer la ligne». En attaque, des joueurs comme Henry Tuilagi n'hésitent pas à utiliser leur puissance lancée pour avancer. «Il va falloir rester gainés», sourit Sébastien Chabal, maître en percussion. Des individualités imprévisibles. Les Samoans sont redoutables en un-contre-un et ont hérité du rugby à VII, très pratiqué dans cette région du monde, un goût du jeu en mouvement servi par des appuis déroutants et une dextérité gestuelle (raffût, passes...). «Ils sont capables individuellement de faire la différence à tous les niveaux, sur tous les espaces», estime le centre Yannick Jauzion. L'explosivité des démarrages des trois-quarts leur permet de faire une différence rédhibitoire en quelques appuis. L'expérience du haut niveau. La plupart des joueurs samoans évoluent dans des grands clubs européens, en Angleterre, Irlande ou en France, et disputent la Coupe d'Europe. FAIBLESSES. Un manque de cohésion. Les Samoa disposent d'un temps de préparation très court qui ne leur permet pas de roder leur jeu collectif. Bien que très puissants, ils ont du mal à s'organiser et à avancer collectivement sur les mauls. Un manque de culture tactique. Les Samoans ne gèrent pas une rencontre. Ils jouent pendant 80 minutes, le plus souvent à la main. Ils n'utilisent que rarement le pied pour déplacer le jeu, tant en attaque qu'en défense. Ce jeu sans alternance peut devenir assez prévisible et présente des risques, notamment en cas de perte de balle dans leur propre camp. En outre, ils ne disposent pas d'un buteur d'envergure internationale capable de concrétiser une période de domination ou de «tuer» un match. Horaire Samedi, à 18h, en direct sur France 2.

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