8 août 2009
Pendant 10 jours, Thierry Davernon, un briochin de 45ans, et son filsde 12 ans ont passé leurs vacances sur le Tour de France. Un périple mémorable pour ces fous de vélo qui ont pu vivre lacourse del'intérieur.
Entre le jeudi16 et le dimanche 26juillet, Thierry DavernonetGauthier, son fils, ontvécu, entre Tonnerre (89) etles Champs-Élysées, unrêveéveillé sur la route duTour de France. «Êtrededans, c'est vraimentsuper. C'était notre fêtenationale à nous», insistececadre du Pôle Emploi, àRennes (35), qui habite avec son épouseetses deux fils, dans le quartierSaint-Michel, à Saint-Brieuc.
La magie d'un passage des coureurs
Dans sa jeunesse, Thierry a fait du vélo avant d'arrêter très tôt, à17 ans, alors qu'il vivait dans le Val de Marne. Les études et le travail l'ont empêché de s'y remettre, mais sa passion a encore été renforcée par ce passage sur la Grande Boucle. «Quand je vois passer les coureurs, j'ai l'impression d'être en transe, j'en ai presque les larmes aux yeux», avoue l'homme qui arbore au poignet un bracelet jaune acheté surle Tour. C'est celui de la fondation Livestrong, créée par Lance Armstrong, qui lutte contre lecancer.
Il a réussi à obtenir des accréditations et a assisté à des arrivées sur la ligne. Il a visité le village départ, lematin des courses, constatant que le vélo reste «unmonde qui reste simple etaccessible.» Le Briochin s'est entretenu avec des coureurs, desdirecteurs d'équipes, desanciennes gloires, comme Raymond Poulidor, ouencore desacteurs, en visite, comme Gérard Jugnot.
Un escabeau surlesChamps
Les deux suiveurs ont couru pour être au rendez-vous. À l'hôtel, à Albertville, où ils ont croisé l'équipe de football de Saint-Étienne, ou d'autres, plus simplement, au camping. Et se payant le luxe dese promener dans le Jura et les Alpes, en admirant «les paysages magnifiques». Puis les deux Davernon sont remontés à Paris, pour l'arrivée, le 26juillet. «Je me suis garé dans le XVe arrondissement, j'ai pris le métro, emmenant un escabeau, puis nous sommes descendus à la station Concorde et, sur les Champs, on voyait super-bien les coureurs.»
Prêt à repartir
Dopés ou pas? Quand évoque le sujet qui fâche, leBriochin condamne mais reste incapable de voir le vélo sans «une part de rêve». «Quand on est en bas de l'Alpe-d'Huez, il faut quand même appuyer sur les pédales.» Il rappelle dans la foulée qu'un coureur débutant touche 1.700 EUR par mois et «fait des efforts phénoménaux, pour un salaire sans commune mesure avec ceux d'autres sports.» Prêt à repartir, il attend la publication du parcours de 2010. D'ici là, il prendra, tous les jours, le train vers Rennes pour aller travailler, son bracelet «Livestrong» lui remémorant ces images du mois de juillet.
Cheminots cyclos. 19 licenciés et des finances saines