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Cyclisme

Tour de France 2009 Et maintenant les poubelles...

8 octobre 2009

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L'Agence française de lutte contre le dopage a de nouveau accusé l'Union cycliste internationale de complaisance envers Astana. Selon l'AFLD, des produits auraient été retrouvés dans les poubelles du Tour.

«Il faut que les fédérations internationales sachent que dans la lutte antidopage, il faut être rigoureux et transparent, sinon on a des doutes qui ne sont peut-être pas fondés mais qui sont justifiés», a déclaré, hier, Pierre Bordry, lors d'une conférence de presse. Chaîne du froid pas toujours respectée au point de menacer la conservation des échantillons sanguins, manque d'accès à l'information sur les localisations de certains coureurs, et surtout délais allant jusqu'à une heure entre la désignation du coureur et le prélèvement, tels sont les grands reproches adressés à des «délégués de l'UCI qui n'étaient pas professionnels», selon M.Bordry. «Le système était fait pour qu'il y ait du temps», a-t-il ajouté. Or gagner du temps pour pouvoir diluer ses urines ou son sang, c'est précisément ce que faisait le coureur autrichien Bernard Kohl avant de se faire épingler l'an dernier pour dopage.

Des produits «incongrus» dans les poubelles

Avec ces accusations, l'agence française laisse le doute s'installer sur la crédibilité du classement du Tour de France. Mais aussi sur le travail du département antidopage de l'UCI, qui a attrapé plus d'une vingtaine de coureurs depuis le début de l'année. L'AFLD parle également de produits «incongrus», mais qui ne sont pas interdits par le code mondial antidopage. Ces substances auraient été trouvés par les forces de l'ordre dans les poubelles des équipes sur le Tour de France. «Ce sont des produits incongrus dans un milieu où les gens sont théoriquement en bonne santé», a commenté Michel Rieu, le conseiller scientifique de l'AFLD. «Il me paraît anormal qu'on retrouve des antihypertenseurs. L'objectif est de faire en sorte que la tension artérielle du sportif ne monte pas. Pourquoi ?», a poursuivi le Pr Rieu. Selon lui, de la sitagliptine, utilisée par les diabétiques pour sécréter de l'insuline, ou de la valpromide, un anticonvulsivant prescrit dans le traitement de la psychose maniaco-dépressive, figurent dans cet «arsenal thérapeutique étonnant». «Je l'ai signalé à l'Agence mondiale antidopage (AMA) dès le mois de juillet», a souligné Pierre Bordry. Le président de l'AMA, John Fahey, et le directeur scientifique de l'AMA, Olivier Rabin, interrogés en septembre sur le sujet, disaient ne pas en avoir eu connaissance.

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