letelegramme.com

 

Cyclisme

Christophe Le Mével. Enfin son Tour ! [Video]

27 juillet 2009 - 1 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Christophe LeMével, le p'tit gars de Lannion, s'est donc classé 10edu Tour de France. Le grand public le découvre mais, pour le petit monde du vélo, ce n'est pas vraiment une surprise.

Christophe Le Mével ne se fait pas prier pour raconter l'anecdote. «Eddy Merckx était venu à Lannion pour la présentation du Tour de France qui arrivait chez nous, je ne sais plus quelle année (NDLR: c'était en 1995). J'avais envie de le voir mais je ne le connaissais que de nom, je ne savais pas quelle tête il avait. Je vois un gros monsieur à l'entrée d'une salle et je lui demande: ?Excusez-moi, il paraît qu'Eddy Merckx est là. Vous savez où il est ?? Il me répond: ?Mais, Eddy Merckx, c'est moi?.» Christophe tente alors une imitation de l'accent belge. Bon, on ne lui fera pas injure en révélant qu'il est bien meilleur coureur qu'imitateur... Christophe avait alors 15 ans et était loin de penser qu'un jour il se classerait 10edu Tour de France. Sa passion de l'époque, c'était le VTT.

Vainqueur sur la roue arrière

«Ça lui était venu par hasard», raconte Daniel, son père. «Chez nous, on est surtout moto. Moi, j'en suis à ma 35e... Mais, un jour, j'ai vu un VTT dans un magasin. J'ai trouvé ça joli. J'en ai acheté deux, un pour Christophe, un pour moi.» Un soupçon casse-cou (comme papa), le fiston devient très vite un des as régionaux de la discipline, au Vélo Vert Lannion, le club dirigé par Didier Le Saux. «Pour lui faire acquérir davantage de fond, je lui ai suggéré de faire de la route. Et là, j'ai très vite vu qu'il était très doué», raconte le marchand de cycles de Lannion, qui fut l'un des meilleurs amateurs bretons. Aujourd'hui encore, il se marre en se souvenant des frasques de Christophe. «Sur route, il avait gardé ses habitudes du VTT. Je me souviens d'une course de juniors à Plouaret où, en plein sprint, il avait soulevé sa roue avant. Ce jour-là, il avait gagné en franchissant la ligne sur la roue arrière. Les commissaires, un peu vieux jeu, avaient même failli le déclasser.» Ce n'était pas qu'un joyeux luron, c'était aussi un excellent grimpeur, déjà très courageux, qui devint très vite un abonné des équipes de France juniors et espoirs. «Mais c'est seulement en espoirs, quand j'étais dans l'équipe Jean-Floc'h, que j'ai commencé à me dire que ce serait bien d'être professionnel.»

Nerf sciatique sectionné

Le rêve commença à prendre forme en 2001 quand il intégra le Crédit Agricole espoirs, qui évoluait dans la 3edivision pro de l'époque. C'était la réserve de l'équipe première qui, le garçon ayant transformé l'essai, l'embaucha la saison suivante. «Là, je devenais un vrai pro. Mais, au bout de quatre mois, j'ai cru que c'était déjà terminé. Définitivement terminé.» Il faut savoir qu'en mai2002, aux Quatre Jours de Dunkerque, il fut victime d'une chute terrible. Rien que de l'écrire, ça fait mal: il eut le nerf sciatique gauche sectionné. La cicatrice est toujours là pour en témoigner... «Sur le coup, je ne pensais même plus au cyclisme. Mon seul but, c'était de pouvoir remarcher. Mais, grâce au docteur Armand Mégret, j'ai repris espoir. C'est lui qui a assuré ma rééducation. Il m'a même remis sur le vélo avant que je puisse marcher.» La saison suivante, le Lannionnais était redevenu coureur cycliste et il mit même un point d'honneur à s'aligner, dès janvier, dans le Tour du Qatar. Où il attaqua au kilomètre 0!

Giro: une étape et Laura...

Depuis, Le Mével a patiemment gravi les échelons. Meilleur grimpeur du Tour de l'Avenir en 2003, 3ede cette même épreuve en 2004, il a signé sa première (et seule, pour l'instant...) victoire pro en 2005. C'était dans le Tour d'Italie, à Varazze, où, à 1.500 mètres de l'arrivée, il faussa compagnie à ses cinq compagnons d'échappée. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré Laura, une belle Italienne, devenue aujourd'hui son épouse. «Ce fut un coup de foudre», raconte Laura, qui ne se fait pas prier pour parler de «son» Christophe. «Ses passions? La moto et la musique, des groupes américains un peu spéciaux. Sa qualité majeure? Sa gentillesse. Il est très généreux, trop peut-être. Il pense toujours aux autres avant de penser à lui-même. Ces derniers temps, il avait très peur de perdre sa place dans les dix premiers du Tour. Mais c'était, avant tout, pour ne pas faire de peine à tous ceux qui croient en lui. Il est très drôle aussi. C'est toujours lui qui fait rigoler tout notre petit cercle d'amis, ici à Saint-Laurent-du-Var.» Le nom est lâché... Pour se rapprocher de l'Italie de Laura et bénéficier de meilleures conditions d'entraînement, les Le Mével ont mis leur maison de Trédrez-Locquémeau en location et vivent aux portes de Nice.

Résistant et courageux

Mais le fils de Patricia et Daniel ne renie jamais ses racines bretonnes. C'est bien un Breton pur beurre qui s'est classé 10ede son quatrième Tour de France. En 2006, 2007 et 2008, il était avant tout au service de Thör Hushovd, le sprinter du Crédit Agricole, sans que ça l'empêche de démontrer qu'il était doté d'une résistance et d'un courage hors du commun. En 2007, il se serait sans doute classé premier Français du Tour si une fracture de la clavicule ne l'avait pas renvoyé à la maison en début de troisième semaine. «Mais être premier Français et trentième, c'est nul», avait-il déclaré la veille de son abandon. Cette fois, il est premier Français et dixième. Ce n'est pas rien. Et surtout pas une surprise. A La Française des Jeux (voir ci-dessous) où il évolue depuis le début de la saison, il a laissé sa livrée de domestique (en breton, ça se dit Mével...) aux vestiaires. Cette année, c'était enfin son Tour. Il ne l'a pas laissé passer.

  • Jérôme Le Gall

Du Crédit Agricole à la Française des Jeux

Au Crédit Agricole depuis ses débuts pros, LeMével a pris une nouvelle dimension en signant, cette saison, à La Française des Jeux. Passé du statut d'équipier au Crédit Agricole à celui d'homme libre chez Madiot, Le Mével n'a pas déçu. 10ede Paris-Nice et du Dauphiné, 12edu Tour de Catalogne, ça vous classe un coureur et ça augurait d'un bon Tour. «Je visais une place dans les 20 premiers, dans les 15 au mieux. Dans les 10, c'est venu après mon échappée de Besançon.» Ce jour-là, il avait acquis un bonus de cinq minutes (sinon, il aurait été 14e...) mais ses places à Verbier (15e), Bourg-Saint-Maurice (17e), au Grand-Bornand (11e), à Aubenas (9e) et au Ventoux (15e), le tout en dernière semaine, prouvent que son classement ne doit rien au hasard. Sa liberté de manoeuvre est une raison de ses bons résultats, ses méthodes d'entraînement aussi. «Avant, quand j'avais fait mes cinq heures de vélo, je croyais m'être bien entraîné. Maintenant, grâce aux conseils de Frédéric Grappe, je fais davantage d'intensité. J'ai aussi bossé en soufflerie et ça a amélioré mes résultats contre la montre. Mais, il y a encore du travail et Grappe m'a dit que j'avais toujours une grosse marge de progression, dans tous les domaines.»
  • J. L.G.

Contador malgré Armstrong

«Je me donne une chance sur trois de gagner», avait dit Armstrong, lancé dans un incroyable défi pour son retour sur la Grande Boucle après trois ans d'arrêt. A 38 ans, l'Américain a presque réalisé son pari. En manquant le maillot jaune pour 22/100es de seconde durant la première semaine, en parvenant à conquérir la 3e place finale derrière deux représentants de la nouvelle vague (Contador, A.Schleck) qui l'ont toutefois nettement devancé. Le Texan, détenteur du record des (sept) victoires dans la Grande Boucle, a surtout conquis le public du Tour en suscitant une intense curiosité d'abord, dans la frénésie des médias, en se montrant ensuite vulnérable, très loin de l'image robotisée délivrée dans ses dernières années de domination. Sa science de la course, son agressivité sportive sur tous les terrains, sa maîtrise des paramètres extérieurs, ont fait peser sur Contador une menace permanente. Jusqu'à la prise de pouvoir définitive de l'Espagnol, supérieur dans l'arrivée au sommet à Verbier où il a réalisé un numéro exceptionnel de grimpeur. Armstrong, dominé dans les contre-la-montre et les arrivées au sommet, temps forts traditionnels du Tour, a porté le fer sur d'autres terrains. Psychologique, en imposant à son cadet une pression d'enfer. Collectif, en s'assurant le contrôle d'une équipe pour l'essentiel à son service. Chez Astana, Armstrong était chez lui. Pour preuve, la joie de l'encadrement samedi après l'arrivée au Ventoux, où l'Américain venait d'assurer sa 3e place. A 26 ans, le Madrilène s'est montré le plus fort, athlétiquement, du peloton 2009. Le meilleur grimpeur, devant le champion du Luxembourg Andy Schleck, et l'un des meilleurs rouleurs. Sans donner le moindre signe de faiblesse et sans fléchir dans la guerre des nerfs imposée par Armstrong et ses proches. «En 2007, j'ai gagné sur le physique. Cette année, c'était une combinaison entre le physique et le mental», a estimé le meilleur coureur de sa génération, privé de Tour l'année passée après la récusation de son équipe. Si elle était attendue, la domination de Mark Cavendish s'est encore amplifiée cette année. Le Britannique s'est imposé à six reprises. Il n'a rien laissé à ses adversaires, hormis l'arrivée jugée en côte à Barcelone, sur la colline de Montjuich, où le Norvégien Thor Hushovd a sauté sur l'occasion. Rassurant également, le comportement des coureurs de cette équipe au fil des journées. Martin, notamment, a été distancé dans les Alpes après avoir beaucoup travaillé dans la plaine. Signe, veut-on croire, d'une normalisation en cours des performances. L'effet du passeport biologique individualisé? Les Français, qui passent pour avoir fait leur révolution avant les autres, à quelques notables exceptions près, sont ainsi remontés quasi-mécaniquement au classement. Ils sont quatre (Le Mével, Casar, Goubert, Chavanel) à prendre place dans les vingt premiers. Mais le champion, le futur vainqueur du Tour, reste encore à venir.

Un moral à toute épreuve

Fier, peu enclin à dévoiler ses sentiments, l'Espagnol a traversé le Tour 2009 avec un masque. A chacune de ses apparitions devant la presse, il a été assailli de questions sur son conflit avec Armstrong et sa solitude au sein de sa propre équipe. Aussi sec face aux micros que dans ses démarrages en côte, il s'en est tenu à un seul discours: «Je savais que ce Tour serait très difficile, en course mais aussi en dehors de la course. Le fait de le savoir à l'avance a été très utile pour moi, j'ai pu m'y préparer et gérer la situation». Après une semaine de course, alors que la tension semble à son comble. «Je suis tranquille, concentré sur la course. Je n'accorde aucune importance à cette polémique.» Inutile de l'interroger plus avant. Contador n'affiche pas ses états d'âme. Le mystère de sa force mentale, il faut donc le chercher ailleurs. Et remonter le fil de sa vie. Aujourd'hui au faîte de la gloire, ce fils d'une famille pauvre de quatre enfants a frôlé la mort il y a 5 ans. A 21 ans, en plein Tour des Asturies, il s'écroule en pleine course. Début de rupture d'anévrisme. Quelques jours plus tard, on lui diagnostique un oedème cérébral qui nécessite une opération extrêmement délicate. La chirurgie fait un miracle. Le cerveau de Contador ressort indemne. Pendant sa convalescence, sa mère lui répète chaque jour la devise qu'elle lui a enseigné tout enfant: «Vouloir, c'est pouvoir». Sur sa table de chevet, le jeune cycliste retrouve une énergie en lisant le livre d'un autre miraculé, un certain... Lance Armstrong. L'angoisse, l'hôpital, les parents d'Alberto connaissaient déjà. Raul, le frère cadet du champion, est atteint de paralysie cérébrale: 21 ans, cinq ans d'âge mental. Alberto a été élevé avec ce frère, qui accaparait beaucoup l'attention de ses parents. Jamais ils n'ont pu accompagner Alberto sur les courses ou faire des folies pour lui. Derrière le masque du champion, on croit deviner une sensibilité à vif. Le soir de sa victoire à Verbier, lorsqu'enfin il démontre sa supériorité sur Armstrong, il se lâche un peu: «J'avais besoin que cette étape arrive, parce que j'ai passé des journées pas faciles». Sa mère, Paquita, décrit un enfant «inquiet, nerveux et très imaginatif. Ce qui le caractérise, c'est l'envie et la force de volonté». Contador a aussi souffert de la suspicion qui l'a accompagné lors de ses premiers exploits. Jeune, il était un poulain de l'entraîneur espagnol Manolo Saiz. A l'époque, Alberto considérait même Saiz comme «un deuxième père». Jusqu'à ce que son mentor soit accusé d'avoir joué un rôle central dans l'affaire de dopage sanguin dite Puerto. «Mon nom a d'abord été associé à cette affaire», a reconnu Contador, «mais l'UCI (Union cycliste internationale) a vite rectifié cette erreur. Je suis totalement en dehors de tout cela».

Une échappée et un travail d'équipier

Assis derrière Christophe LeMével dans le TGV qui, hier matin, menait les coureurs d'Avignon à Montereau-Fault-Yonne, Benoît Vaugrenard dressait un bilan mitigé de son Tour de France. «C'est moyen. Je n'avais pas de super sensations. J'ai quand même réussi à me glisser dans la longue échappée de l'étape Limoges - Issoudun mais c'était le jour où le peloton protestait contre la suppression des oreillettes. C'était donc un peu spécial. Après, je me suis consacré à un travail d'équipier auprès de Christophe Le Mével et Sandy Casar, sinon j'aurais sans doute encore tenté ma chance au cours de la dernière semaine. Je suis notamment content d'avoir donné un gros coup de main à Christophe dans le Grand-Saint-Bernard où il n'était pas bien. Je connaissais ses possibilités mais il m'a quand même épaté dans ce Tour.» Le Morbihannais de Marzan (142edu classement général final) avouait être «plutôt fané» en cette fin de Tour. «??a a roulé très vite tous les jours, sauf dans l'étape Limoges-Issoudun. Mais, ce coup-là, j'étais devant... . »
  • J. L.G.

Armstrong a séduit le public

«C'est vraiment différent d'il y a quatre ans, c'est plus positif que ce que j'imaginais», dit lui-même l'Américain, qui avait piqué une grosse colère dans le Ventoux en 2002, après avoir été copieusement sifflé durant l'ascension: «Les gens qui sifflent feraient mieux de rester chez eux. On a la classe ou on ne l'a pas», avait-il lâché. Cette année, le public français avait donc la classe. La grande classe, même. Chaque matin, depuis Monaco, avant même que ne s'ouvre la porte du bus de l'équipe Astana, on commençait à se bousculer, jouer des coudes et s'agglutiner pour être au premier rang, derrière la barrière métallique qui protège les idoles. «Faire ce qu'il fait, à son âge, monter sur le podium du Tour, y'a que Poulidor qui avait fait ça», commentait samedi matin au départ de Montélimar une dame entre deux âges, appareil photo tendu à bout de bras. Poulidor! Le nom est lâché. Le sportif français le plus populaire des cinquante dernières années... Il est vrai que le Lance Armstrong cuvée 2009 possède, désormais, quelques-unes des qualités qui ont rendu «Poupou» immortel. Poulidor n'a jamais porté le maillot jaune, alors qu'il l'a mérité cent fois. Armstrong-2009 a raté la tunique d'or pour 22/100es de seconde. Poulidor est monté sur le podium d'un Tour à 40 ans. Armstrong-2009 va faire de même à presque 38 étés. Poulidor s'est toujours montré courageux face à des adversaires plus malins, plus forts ou plus jeunes que lui. Armstrong-2009 a échoué face à la jeunesse et à l'absence de complexe d'Andy Schleck et de Contador, qui lui rendaient respectivement 14 et 11 ans. Beau joueur, le cannibale des jeunes années 2000 a également su se mettre en valeur à Verbier, reconnaissant sa défaite et la supériorité de Contador. Allant jusqu'à promettre, la main sur le coeur, qu'il se comporterait dorénavant «comme un équipier modèle». A ces traits, indispensables pour cultiver l'amour de la France des champs de juillet, Armstrong a ajouté la touche d'humanité que lui donne sa croisade contre le cancer. Devançant la course, ses équipes de la fondation «Livestrong» ont vendu sur les routes du Tour des dizaines de milliers de bracelets jaunes, un euro pièce, pour alimenter les caisses de la fondation du septuple vainqueur du Tour. Sur les routes, les calicots, banderoles et panonceaux à sa gloire ont fleuri: «Lance, on t'aime!», «Lance, merci!», «Go Lance, Go!». «Quand on pense qu'il aurait pu mourir, c'est magnifique ce qu'il a fait», ajoutait son admiratrice de Montélimar, en référence au cancer qu'avait vaincu le champion avant d'entamer sa série victorieuse de Tours de France. «C'est dommage, ajoutait-elle, qu'il ait eu Contador dans son équipe, il est tellement fort». La classe, ce public français...

Deux vainqueurs !

Hier, au village-départ de Montereau-Fault-Yonne, on a eu le droit à une belle séance d'autosatisfaction de l'organisation. Tous les voyants étaient au vert: des audiences télé pulvérisées, une foule considérable au Ventoux (en les poussant un peu, ils auraient peut-être annoncé un million de spectateurs) et... pas la moindre affaire de dopage. Est-ce que ça veut dire pas de dopés? La bouffée de fraîcheur apportée par la 10eplace de Le Mével nous incite à un peu d'optimisme. Les visages marqués de la majorité des coureurs aussi. Comme dit Marc Madiot, le manager de la Française des Jeux, «les mecs ont mal à la gueule et on a vu quelques gros se garer.» Cela dit, on reste très prudent. On a le sentiment que l'UCI (Union cycliste internationale) n'a pas mis, cette année, le même zèle que l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), l'an passé, à traquer les tricheurs. Et on se doute que ce n'est pas par hasard que cette fameuse AFLD a annoncé, hier, qu'elle allait procéder à de nouvelles analyses sur les échantillons prélevés l'an passé. Si ça se trouve, on n'avait pas les «vrais» trois premiers sur le podium 2008... Pourvu que ça n'arrive pas au podium 2009. Il est vraiment trop beau, idéal même. Alberto Contador a prouvé qu'il était aussi fort dans la tête que dans les jambes (ce n'est pas peu dire...) en «survivant» au climat empoisonné d'Astana. Andy Schleck fait un superbe deuxième et Lance Armstrong est le second vainqueur de ce Tour. Si Contador a prouvé qu'il avait un mental d'acier, le Texan a démontré qu'il avait toujours de l'or dans ses vieilles jambes. Il a conquis aussi le coeur des foules et de certains coureurs. Le Mével n'en revenait toujours pas hier soir: «Il est resté longtemps à mes côtés en me disant qu'il fallait que je l'appelle pour qu'on aille rouler ensemble du côté de Nice.» Trop fort, le père Lance...
  • Jérôme Le Gall

Des échantillons de 2008 retestés

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui avait assuré seule la gestion des contrôles antidopage du Tour 2008, va procéder en septembre et octobre à de nouvelles analyses rétrospectives concernant l'épreuve de l'année dernière. Pierre Bordry, président de l'AFLD, a fait remettre à Monaco lors du prologue du Tour 2009 une lettre aux coureurs concernés par ces analyses. L'AFLD n'a pas souhaité transmettre l'identité de ces derniers, mais, selon le journal L'Equipe, ils sont une quinzaine, tous concentrés parmi les vingt premiers du classement du Tour 2008 et ont été ciblés à la suite du recueil d'informations diverses les concernant.
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article

«

Ce jour-là, il avait gagné en franchissant la ligne sur la roue arrière.» »
 

  • Didier Le Saux, président du Vélo Vert Lannion où Le Mével a débuté.

Christophe Le Mével en bref

Fra

1 réaction

  • melo87
    Jour de fête ?
    Ce qui gâche un peu la fête,c'est cette suspicion qui règne chez les journalistes.Quelle déception . Le tour est fini est pas la moindre preuve de fortifiage dans les urines.Dire que beaucoup avait déja préparé leur Papier pour en faire éclater le scandale. Las .Rien ,oui mais ,il faut bien chercher encore et encore.On finira bien par en trouver un.Le bonheur ,serait ...Contador,porteur d'un maillot jaunatre.De quoi remplir des pages et des pages.Alors un peu de patience.On ne sait jamais. Tiens en attendant,si on retesté les pipis de l'année derniére ..en voila une bonne idée. Espérons quand-même,que les choutés de la suspicion n'iront pas jusqu'a déterrer le défunt Jacques ,des fois que.........
    Ajouté le 27 juillet 2009 à 10h51
Rechercher

Accéder à toutes les vidéos 

Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R