26 octobre 2009
Passée la déception de ne pas voir le Tour emprunter les routes bretonnes en 2010, les membres des Boucles de l'Aulne, réunis en assemblée générale vendredi soir, s'appuient sur un bilan reluisant pour voir plus loin.
Romain Feillu, double vainqueur de l'épreuve en2007 et2008, Maxime Bouët, lauréat en 2009, ou encore Anthony Roux, deuxième cette année à Châteaulin, font aujourd'hui partie des coureurs français les plus prometteurs. Et les plus reconnus aussi. Pour les organisateurs des Boucles, ces jeunes sont une bénédiction. «Ils se sont tous révélés à Châteaulin», lance, avec une fierté toute légitime, Alain LeGouil, président des Boucles. Même son de cloche chez Gaëlle Nicolas qui assistait, vendredi, à sa première assemblée générale des Boucles de l'Aulne depuis son élection. «Le vélo, à Châteaulin, n'est pas un vain mot. Et, grâce aux Boucles, la ville acquiert une notoriété de plus en plus importante». Lors de son intervention, l'élue, «fan du Tour depuis (son) plus jeune âge», n'a pas non plus cherché à cacher sa «fiertéde voir que, depuis deux ans, on parle régulièrement de Châteaulin sur France Télévisions».
Merci les jeunes!
Une exposition que l'on doit à qui? À ces jeunes loups qui ont croqué leurs premiers boyaux sur les bords de l'Aulne bien sûr. «Maxime Bouët s'est montré particulièrement entreprenant sur plusieurs étapes clés du Tour cette année, sur celle du mont Ventoux notamment, la veille de l'arrivée sur les Champs», rappelle Alain Le Gouil. Anthony Roux? «Après sa 2e place à Châteaulin, il termine 3e des championnats de France et 4e à Plouay». Et Romain Feillu, ancien maillot jaune et citoyen d'honneur de la ville depuis mai dernier, est aujourd'hui «l'un des coureurs français les plus connus du grand public». Soit autant de motifs de satisfaction pour des bénévoles plus animés que jamais par le désir de rendre à Châteaulin des ambiances dignes de son glorieux passé cycliste.
L'espoir entretenu
Alors, si le tracé de la grande boucle 2010 n'inclut pas d'étapes bretonnes, ces passionnés de la petite reine restent sereins, tant ils sentent bien que leur heure pourrait venir plus vite que prévu. «Ce n'est pas possible en 2010? Nous ferons partir une nouvelle demande pour 2011», a expliqué Gaëlle Nicolas, soulignant que ce projet «requiert la plus grande adhésion». «Économiquement parlant, les retombées seraient énormes», complète Alain Le Gouil. Et à la question de savoir si, en cas d'étape châteaulinoise sur le Tour, les Boucles seraient maintenues, ce dernier, sourire en coin, envisage même le plus beau des scénarios. «En organisant les Boucles en amont du Tour de France, nous pouvons espérer qu'un grand nombre d'équipes professionnelles souhaitera venir en reconnaissance. Et, qui sait, peut-être le feront-elles gratuitement?», rêve encore celui qui sait bien qu'en vélo, tout est possible. Et que le reste n'est que question de temps.
L'équipe Saur-Sojasun en stage à Quiberon La bande à Heulot plein gaz