27 octobre 2009
Fatigué mais heureux au lendemain de la 37eédition du Saint-Pol - Morlaix, François Le Dissès, le président de l'épreuve, a déjà l'esprit à 2010 et aux championnats de France de semi-marathon.
PRÊTSPOUR 2010. «Je suis fier de cette 37e édition. Nous sommes largement prêts pour 2010. Mes bénévoles et moi-même avons montré ce qu'on était capable de faire. Ça ne veut pas dire que je vais arrêter mais je touche au but que je m'étais fixé en arrivant sur le Saint-Pol - Morlaix, à savoir: relooker la ligne d'arrivée, organiser des championnats de France et trouver un espace convivial pour la prise des dossards.»
2008 OUBLIÉE. «L'an passé, on a péché par inexpérience sur le sujet des dossards. On a vraiment travaillé dessus depuis de nombreuses semaines. Ce n'est pas rien de réunir 8.000 coureurs sur un même lieu. Ça a été un succès complet.2008 est oubliée et digérée.»
CHAMPIONNAT DE FRANCE 2010. «2010 sera le copier-coller de 2009, avec peut-être quelques petits détails à améliorer. Je peux déjà annoncer qu'on sera à plus de 10.000 coureurs sur les diverses lignes de départ.»
DEUX SEMI-MARATHONS. «Pour la régularité d'un championnat de France, les dames ne peuvent pas courir avec les hommes. Il y aura donc deux semi-marathons qui seront ?open?. Les populaires courront obligatoirement avec les champions. C'est mon état d'esprit, il ne peut pas en être autrement.»
TAULÉSIENNE RUN supprimée? «Rien n'est décidé. Nous en sommes qu'au stade de la réflexion mais avec deux semi-marathons, il faut qu'on y réfléchisse.»
MANQUE DE DENSITÉ. «Nous avons eu un beau vainqueur avec Adbellatif Meftah mais, il faut le reconnaître, il n'y a pas de densité devant car notre course est en concurrence à Marseille - Cassis et le marathon de Toulouse. Nos primes ne sont pas conséquentes. Quand tu as 1.000 € à gagner et qu'ailleurs, il y a sept fois plus, tu n'hésites pas... Le Saint-Pol - Morlaix, c'est la masse mais il faut aussi de la densité. C'est un point qui demande de la réflexion.»
L'AVENIR. «C'est aussi mon deuxième événement, le trail Roscoff to Roscoff en mai2010. Ça a bien pris. Je suis à fond dans le ?running?. C'est ma passion.»
Benoît Nicolas a fait plaisir dimanche à ses (nombreux) aficionados en se classant juste derrière un trio d'Africains sur Taulé - Morlaix. Pourtant, sa modestie naturelle l'incite à relativiser sa performance.
- Votre sentiment de satisfaction était vif à l'arrivée de ces 10km. Ce n'est pas rien de finir à trois secondes seulement du second Kényan.
«Pas rien, pas rien... Ce Kényan-là (ndlr: John Atei) n'était pas costaud, costaud. Mickaël (Thomas) et moi, nous savons qu'il faut, compte tenu de la portion de descente sur ces 10km, rajouter une minute à notre chrono. Avec ce temps, du coup, tu deviens une quiche ailleurs. Mais ça m'a fait du bien de revoir du monde, de retrouver le sourire».
- Dans votre collection de Taulé - Morlaix où se situent votre chrono de 29'47'' et votre quatrième place?
«C'est mon moins bon temps en quatre participations, très loin des 28'50'' réalisés en 2002 avec le vent dans le dos. Mais ce n'est pas étonnant car j'ai repris l'entraînement seulement au début septembre. Et encore en ne courant pas plus de 30km par semaine durant un mois et demi. Je n'ai couru 80km que la semaine dernière pour préparer cette course. Quant à ma meilleure place sur Taulé-Morlaix, elle remonte aussi à 2002 (3e)».
- Une vraie complicité vous lie au vainqueur de dimanche, Salim Saiti. Lui servez-vous de conseiller?
«C'est un mec super gentil. Il est facile, il a la classe. S'il pouvait se concentrer uniquement sur la piste, il vaudrait 13'05'' sur 5.000m et 3'32'' ou 3'33'' sur 1.500m. Il serait au niveau des meilleurs Français. Dans les finales de courses sur route, il commet des petites erreurs d'inattention. Ce qui lui avait valu de se faire battre sur le fil ici en 2007, ça lui est arrivé aussi à Langueux. Ces Kényans, ils sont parfois déroutants. Ils ont beau aller très vite, ils courent parfois comme des gamins de sixième. Je leur sers de lièvre aux entraînements alors que ce sont les plus forts, mais ils se contentent de suivre pour s'économiser. J'entretiens des liens d'amitié avec Salim, George Morara et Nancy Omwenga, je vais les voir trois fois par semaine au centre de Keraudren».
- Vous avez l'intention de vous lancer dans le duathlon la saison prochaine. Pourquoi cette attirance pour ce sport?
«C'est Pascal Redou qui m'incite à en faire, après les deux premiers triathlons auxquels j'ai pris part au mois d'août. J'ai fini 5e à Larmor-Plage, après avoir fait seulement quatre sorties à vélo, et 2e dans l'épreuve du sprint à Quiberon. J'ai passé un test satisfaisant en septembre avec le club de Cesson pour qui je vais courir».
- On dit que vous êtes sur le point de prendre une licence de cycliste au BIC 2000?
«Je la signe ce soir (ndlr: hier soir). Et j'ai vraiment envie de participer à des petites courses de vélo en mars-avril, si je tiens les roues des mecs... »
- Vous ne ferez pas pour autant l'impasse sur la saison de cross?
«Ah non, car je reste tout de même plus un coureur à pied qu'autre chose. Mais il faut que je m'entraîne davantage qu'actuellement, si je veux viser un podium au championnat de Bretagne à Betton. En pensant peut-être à mieux, après ma quatrième place sur le cross long la saison dernière à Brech».
- Tout cela ne va pas vous laisser beaucoup de temps pour aller voir les matchs de foot du Stade Brestois.
«Je ne l'ai vu cette saison que face à Strasbourg vendredi. J'ai été un peu déçu du résultat. Mais on sent qu'il y a cette saison un bon fond de jeu avec des joueurs comme Grougi. Je vois bien l'équipe jouer les premiers rôles».
LES CYCLISTES EN FORCE. Les cyclistes ou anciens cyclistes n'avaient sans doute jamais été aussi nombreux sur les courses. Pierre-Henri Menthéour, Claude Lamour, Laurent Madouas et Gérard Rué, tous des a
nciens professionnels, ont notamment disputé le Saint-Pol - Morlaix. «Quand on voit ce qu'a réalisé Laurent Brochard sur le marathon de Vannes, ça motive...», confiait Gérard Rué, pro de 1987 à 1996 (Système U, Castorama, Banesto...), deux fois 2e de la Flèche Wallonne et ancien lieutenant de l'Espagnol Miguel Indurain.
JAFFRé DANS LES TEMPS. 1h13'17'': Laurent Jaffré, lui aussi, ancien cycliste, n'avait jamais été aussi vite entre Saint-Pol et Morlaix. «Je l'avais déjà couru deux fois en touriste; cette fois, je l'ai fait à fond. Dans les derniers kilomètres, j'étais porté par le public. C'était génial!», s'exclamait le Taulésien.
LE SAOUT À PERPIGNAN. David Le Saout, 10e en 1h11'57'', disputait sa dernière course de la saison en Bretagne. Le Morlaisien, particulièrement affûté, s'apprêtait à mettre le cap sur Perpignan où il a choisi de s'installer. «Pour courir sous le soleil...», souriait-il. NATHALIE VASSEUR À LA ROCHELLE. 6e du semi-marathon qu'elle a couru avec Christine Simon en 1 h 22'28'', Nathalie Vasseur courra à la fin novembre le marathon de La Rochelle.
Carhaix. Sandra Lévénez. En route pour une nouvelle saison
Quimperlé. Badminton. La Nationale 3 se porte bien
Marathon. Quatre joelettes au bout du monde