4 novembre 2009
Le 18octobre, Marie Annick Gillard, del'ASTrégueux, était sacrée championne deFrance demarathon dans la catégorie V2 (vétérans). Letriomphe d'unecarrière exemplaire etdiscrète commencée tardivement.
Le Télégramme: Cette victoire à Reims, l'avez-vous vécue comme un aboutissement?
Marie Annick Gillard: «Certainement, d'autant que j'ai commencé à courir il y a seize ans seulement. À ce moment-là, jeprofitais d'un changement detravail qui m'a donné davantage de temps libre.»
Avez-vous bénéficié de conseils concernant votre entraînement, qui doit être très spécifique?
«Depuis le départ, j'ai reçu les conseils avisés de plusieurs coaches du club de Trégueux. Un club auquel je suis toujours resté fidèle; je suis très rapidement entrée dans le bureau de l'association et me suis occupée de l'encadrement des jeunes. J'ai ensuite accédé au poste de présidente de l'association, puis vice-présidente. Pour préparer ce marathon, je me suis imposée en moyenne 60km de course par semaine, en quatre ou cinq séances, notamment pour caler les rythmes de course.»
Comment conciliez-vous cet entraînement de haut niveau et la vie de famille?
«Au début, ça n'a pas été très facile, car ma fille n'avait que quatre ans. Désormais, mes enfants sont grands et cela pose moins de problème. J'arrive à tout concilier d'autant que mon mari m'accompagne dans mes déplacements. Il est le premier de mes supporters.»
Avez-vous d'autres performances dont vous êtes particulièrement fière?
«Un de mes meilleurs souvenirs reste le championnat de France par équipe 2003 que nous avons remporté à Langueux avec Madeleine Hamon, sur 10km. Ce fut mon premier podium national. Pour ma première année de vétéran 1, j'étais championne départementale de cross et troisième au championnat de Bretagne. Chaque année, depuis, j'étais qualifiée pour participer aux championnats de France. En 2008, j'ai terminé deuxième au France en catégorie V1.»
Le plaisir par la souffrance?
«Ce n'est effectivement pas toujours facile, surtout quand je m'entraîne toute seule. Mais le plaisir est toujours là, sans forcément de la souffrance.»
Votre prochain challenge?
«Renouveler cette performance et continuer ma saison d'hiver!»
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