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Course hors stade

Au coeur de la course. À chacun son rythme

19 octobre 2009

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Jolie coïncidence: ils sont 2009 coureurs à avoir terminé cette édition 2009, ladixième du marathon de Vannes. Tête de course ou queue de peloton, chacun a du mérite. Petites foulées au coeur de la course.

10h hier matin devant les remparts de Vannes: top départ sous un joli soleil. Au menu: 42,195kilomètres de course, des hauts et des bas, quelques animations appréciées tout au long du parcours, des huîtres, des crêpes et de la soupe au potiron aux pauses ravitaillement pour les gourmands, des déguisements pour certains, des ampoules pour beaucoup... C'est tout ça, le marathon de Vannes. Et c'est aussi et surtout une fierté pour tous ceux qui parviennent à le boucler. Chacun court à son rythme. Christian et Didier, deux Vendéens, ne courent même pas d'ailleurs: dès le départ, ils marchent, mais une marche sportive qui leur permet d'avancer plus vite que certains coureurs.

Des petits cailloux contre les points de côté

Pour certains, c'est un crève-coeur de ne pas tenir tout le marathon en courant. Aux deux tiers de la course, Gérald, un Rennais, qui n'affiche pas de sponsor mais un joli Gégé dans son dos, peste contre lui-même en marquant le pas. Jérôme, lui, ramasse quelques cailloux pour les serrer très fort et faire passer son point de côté. Les premiers, parmi lesquels Laurent Brochard, viennent de terminer la course. Il leur reste encore quatorze kilomètres à parcourir... Si certains avancent masqués, et joliment déguisés, d'autres préfèrent le casque de leur lecteur MP3. Quatre heures de course: cela permet de s'écouter une jolie play-list. D'autres encore courent entre amis et se racontent des anecdotes de course. Patrice, un autre coureur rennais, brandit son portable régulièrement pour filmer quelques scènes: «Je vais montrer ça à ma fille qui a fêté ses 10 ans hier», explique-t-il sans ralentir.

Jésus gourmand

Au ravitaillement, deux écoles se distinguent. Ceux qui s'arrêtent et prennent le temps de déguster quelques petits plats proposés par les villageois, et ceux qui ne veulent pas couper leurs efforts. À ce petit jeu, l'on découvre que Jésus, avec sa croix de trois kilos sur le dos, est plutôt gourmand. Ce serrurier dans le civil, habitant dans les Yvelines, engloutit quelques huîtres à Conleau. «Au premier passage, peu s'arrêtent, ils sont encore super motivés, concède Jérôme, un bénévole qui tend les huîtres aux coureurs. On a plus de succès au deuxième passage!» C'est en effet alors la dernière étape avant l'arrivée triomphale à Kercado. Pour une fois, les coureurs se permettent un peu de réconfort pendant l'effort. Une petite faim avant la fin.

  • Laurent Guenneugues
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