20 octobre 2009
Deuxième du Marathon de Vannes dimanche pour sa deuxième expérience seulement sur la distance, l'ancien champion cycliste Laurent Brochard est loin d'avoir perdu sa condition physique depuis sa retraite professionnelle. C'était seulement votre deuxième marathon après Paris en avril dernier. Comment expliquez-vous votre performance? «Je ne sais pas si c'est un bon temps (il a coupé la ligne après 2h36'15'' d'effort), mais je me suis vraiment fait plaisir. Et, contrairement à Paris où j'avais souffert terriblement avec des ampoules notamment, après 15km à peine, je n'ai eu sur le circuit vannetais aucun pépin physique. Cela explique peut-être ma progression (il a abaissé son record de plus de 6')». Paradoxalement, vous ne semblez pas ambitionner davantage sur ce type de course... «C'est vrai que ma préférence va plutôt pour les trails. Mais je tenais vraiment à me racheter après ma défaillance à Paris et faire un temps un peu plus correct. Les conditions, dimanche, étaient idéales pour cela et le circuit m'a beaucoup plu. C'est motivant quand il y a autant de monde à vous supporter dans une ambiance et un panorama aussi agréable». Votre carrière pro s'est arrêtée brusquement (il n'a pas été conservé chez Bouygues et n'a pas retrouvé d'équipe en 2008). Quel sentiment et quel regard portez-vous sur ce sport aujourd'hui? «J'ai en effet été très frustré de terminer de la sorte. Je pensais vraiment avoir la condition pour faire au moins une année de plus et décider moi-même de mon départ. Finir sa carrière sur une chute et une blessure (clavicule cassée), ce n'est pas ce qu'on fait de mieux comme adieux. C'est peut-être la raison pour laquelle je suis maintenant avec beaucoup de détachement le cyclisme. Je n'ai ainsi pas vraiment de jugement à porter sur l'univers actuel sinon que la lutte contre le dopage sera encore très longue à mon avis, bien que beaucoup d'efforts aient déjà été faits. Sur les courses à pied il n'y pas autant de doutes et de suspicions et lorsqu'on n'est pas dans un bon jour il n'y a pas d'équipe autour de vous pour vous aider. C'est forcément le meilleur qui gagne».
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