4 octobre 2009
Réduits rapidement à dix, les Rennais ont payé cash le geste coupable de Bocanegra. Triste soirée, au total, pour les hommes d'Antonetti, qui laissent filer une occasion de grimper au classement.
Comment jouer à 10 contre 11 une heure et quart durant alors que l'on est déjà mené 1-0? C'est la bien difficile équation que tentèrent de résoudre les Rennais, hier soir, face à des Auxerrois qui n'avaient encaissé qu'un seul but lors de leurs quatre dernières rencontres. C'est Bocanegra, en position de dernier défenseur, qui avait planté l'exécrable décor en retenant coupablement Oliech, bien lancé par Birsa et alors qu'il filait au but.
Pedretti: le chef-d'oeuvre
D'un superbe coup de patte, Pedretti réussissait le coup-franc magistral, il est vrai superbement placé face au but. Pourtant, Douchez touchait la balle, mais ne pouvait que la dévier dans son petit filet, derrière sa ligne. Et voilà comment, au bout d'un quart d'heure, pourtant prometteur côté Rennais (cinq corners à rien jusque-là), la donne venait lourdement de changer. Car les 23.000 spectateurs présents surent que les visiteurs, particulièrement remontés, n'allaient, non seulement, rien lâcher mais au contraire entreprendre plus encore pour profiter de cet avantage numérique. Antonetti eut beau modifier son organisation en faisant rentrer Danzé à la place de Marveaux puis Sow pour Kembo-Ekoko et enfin Tettey pour Lemoine, la question restait posée: l'impuissance rennaise allait-elle perdurer?
Rien au bout des efforts
Douchez avait préalablement maintenu vivant l'espoir en déviant, en extension, un second coup-franc placé de Pedretti (35e) et Gyan, de son côté, mis sur orbite par Kembo-Ekoko, avait manqué d'un rien son duel avec Sorin, le portier icaunais (40e). Face à des Auxerrois qui jetaient toutes leurs forces dans la bataille, les Rennais continuèrent de créer le danger, à l'image de Sow, qui décollait un poil trop son ballon alors que Gyan l'avait mis en position idéale de tir (71e). Rennes, qui ne pouvait se permettre de gâcher de tels caviars, laissait les Bourguignons partir régulièrement en contres et c'est encore Douchez, impérial hier soir, qui sauvait ses coéquipiers du break en détournant à bout portant, un tir de Niculae (78e). La fin de match ne montrait rien d'autre que cette incapacité rennaise à conclure devant une formation auxerroise massivement regroupée et heureuse, en définitive, de ramener les trois points en Bourgogne. Quel souvenir gardera de cette rencontre Laurent Pokou, l'attaquant mythique du Stade Rennais, invité par le club et présent dans les tribunes? Il ne sera certainement pas impérissable. Auxerre rattrape complètement son début de saison manqué tandis que les Rennais devront vite écarter l'amertume qui les taraudait, hier soir, au sortir des vestiaires.

Valenciennes - Rennes : 0-2 Le réalisme rennais a fait la différence