5 novembre 2009
En proie au doute après deux revers consécutifs (face à Evreux et à Bourg), l'Ujap accueille le «monument» Pau-Orthez, samedi. Nicolas Strunc, le plus capé des Quimpérois, espère que la venue de l'un des cadors de Pro B, va raviver la flamme.
Nicolas Strunc, l'Ujap a bu la tasse lors des deux dernières journées de championnat. Est-ce inquiétant?
«Ces deux défaites ont compliqué notre bilan comptable. Maintenant, sans jouer les épiciers, on se doute qu'il y aura des périodes difficiles dans la saison. On y est préparé. À nous de faire le dos rond. On sait d'où on vient, on sait tous que l'on joue le championnat du maintien (sic). Le niveau a monté mais je reste confiant. Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais d'ailleurs dit au président: «Non merci, je ne suis pas intéressé par le challenge parce qu'on ne le relèvera pas». Un maintien en Pro B n'est jamais facile à décrocher mais nous avons les moyens de l'obtenir.»
Comment se présente ce choc face à Pau-Orthez?
«On sait pertinemment que l'on ne va pas participer au même championnat que les Palois. Eux visent la montée, nous le maintien. On ne joue pas dans la même cour... Pour avoir une chance de les bousculer samedi, il faudra jouer sans se poser de question, sans complexe. Il ne faudra surtout pas s'amuser à les regarder en se disant «Tiens, c'est un joueur qui évoluait auparavant en Pro A ou en Euroligue.» On devra jouer un basket agressif dans l'attaque au panier tout en faisant preuve de dureté défensive.»
Pau-Orthez s'est déjà incliné deux fois depuis l'ouverture. Est-ce que cela vous surprend?
«Pas spécialement. Pau, c'est vrai, fait partie des deux ou trois grands favoris du championnat mais l'équipe a été totalement renouvelée. Elle a une alchimie à trouver. Elle va le faire, c'est juste une question de temps. Quand on regarde les éléments qui la composent, on se dit qu'ils pourraient tous évoluer à l'échelon supérieur. Ils vont monter en régime en cours de saison.»
À partir de là, pensez-vous qu'il est préférable de jouer Pau-Orthez à ce stade de la compétition?
«C'est difficile à dire. Sincèrement, je ne pense pas qu'il y ait de moment particulier pour affronter une telle équipe. D'un autre côté, comme ils ont déjà perdu deux fois, ils se posent peut-être plus de questions que s'ils restaient sur une grosse série de victoires. Une chose est sûre: nous allons chèrement défendre notre peau samedi soir.»
Vous avez entamé votre dixième saison sous le maillot quimpérois. En qualité d'«ancien», avez-vous un rôle particulier à tenir?
«C'est indéniable. Je connais bien les méthodes d'Olivier (Cousin), je suis bien placé pour dire à mes coéquipiers de s'accrocher, que l'on est tous passé par là... C'est pareil dans l'extra-basket, dans la vie de tous les jours: s'il y a un coup de main à donner dans l'extra-basket, je suis partant. Je connais Quimper par coeur.»
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