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Basket

PNM. BC Hennebont - Ujap Quimper (62-67) Lambourde, la raquette comme eldorado

12 octobre 2009

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Le nouvel arrière hennebontais, Marc Lambourde, a quitté sa Guadeloupe natale, sa famille et sa copine pour nourrir, en métropole, ses rêves dans le basket-ball.

Un démarquage soudain pour capter l'offrande. Quelques feintes, puis un départ en dribble rutilant. L'accélération vers le panier qui suivra confirmera naturellement les qualités du basketteur. Samedi soir, sous son maillot blanc, Marc Lambourde n'a pas traîné pour justifier tout son potentiel face à l'Ujap Quimper (B).

Passer au niveau supérieur

Et pour cause: depuis trois semaines, l'arrière guadeloupéen tient enfin la possibilité de se faire remarquer. «Mon rêve est de devenir joueur professionnel. Je suis donc venu en métropole pour me faire détecter et passer à un niveau supérieur dès la saison prochaine. Et contre l'Ujap Quimper, je me suis dit que c'était une bonne occasion pour que les gens parlent de moi...» Contre l'écurie finistérienne, Lambourde, tresses au vent, a donc brillé sous les yeux de son oncle, Patrice Jézéquel (ancien joueur de Pro B à l'Etendard de Brest), qui a ramené le gamin cet été sur les bords du Blavet. «Je connaissais ses ambitions, et après un voyage chez ma belle-famille, je lui ai demandé s'il ne voulait pas venir faire un tour à Hennebont. Histoire de voir... » Bien sûr, le «oui tonton!» n'a pas traîné. Trois semaines plus tard, le billet d'avion était enregistré et les bagages posés en soute. Dedans, «des bananes, un peu de rhum et un ballon de basket», se souvient le natif de Saint-Claude. Et surtout, des rêves plein les yeux.

«Je n'avais pas d'autres choix»

«Pour percer, je n'avais d'autres choix que de quitter la Guadeloupe, où le niveau est peu relevé. Si une équipe me propose quelque chose de sympathique l'été prochain, je n'hésiterai pas: je quitterai Hennebont pour tenter ma chance» explique «Mawkus», qui, pour l'instant, s'échine à la chaîne dans une grosse entreprise d'agroalimentaire pour gagner sa vie. Bien sûr, les mauvaises langues, et elles n'ont pas toujours tort, diront que cet ancien champion d'athlétisme n'a que cinq ans de basket derrière lui. Qu'à 21 ans, le train de la détection ne l'a pas attendu, et que sa modeste taille (1,85m) n'est qu'un écueil supplémentaire semé sur le chemin de la terre promise. Mais elles oublieront sans doute de rappeler que parfois, seuls les rêves font grandir.

  • Pierre Bernard
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