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Basket-ball. Turiaf : "Se retrouver du bon côté"

6 septembre 2009 à 18h50

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A la veille du premier match contre  l'Allemagne à l'Eurobasket en Pologne (groupe B), Ronny Turiaf a appelé  aujourd'hui  ses coéquipiers de l'équipe de France à jouer chaque match "comme si c'était le dernier" pour, enfin, se "retrouver du bon côté".
 

Ronny Turiaf, comment est l'équipe à la veille d'entrer dans l'Euro ?
"On a bien bossé depuis notre arrivée. Ca fait un moment qu'on a pris  conscience de ce que représente cet Euro. Ce sera encore plus dur que les  qualifications. Il y a 16 équipes qui postulent pour faire un bon tournoi."
    
 Votre premier adversaire (demain), l'Allemagne, est très diminuée sans Dirk  Nowitzki...
"Il faut arrêter avec ça. L'Allemagne va vouloir prouver à tout le monde qu'elle peut jouer sans lui. Elle joue très bien au basket, elle sera prête."
    
Quelle est l'importance de ce premier match ?
 "Il est capital, comme le seront le deuxième et le troisième. Il faut  qu'on joue comme si c'était le dernier. C'est nous contre le monde."
    
Après votre campagne de repêchages, vous arrivez lancé sur cet Euro, un  avantage ?
 "Ca aide beaucoup d'être passé par des moments difficiles. On a connu des hauts et des bas, ça va nous servir et nous donner confiance."
    
Vous êtes ensemble depuis le 13 juillet. Y a-t-il un risque de lassitude ?
 "Alors là, ça m'étonnerait. Si c'était le cas, je serais consterné.  Connaissant mes coéquipiers, il n'y en aura pas. On a tous envie de faire de  grandes choses. On joue un Championnat d'Europe, une qualification pour le  Mondial, avec l'objectif de JO derrière. Avoir fait tout ce chemin pour  s'arrêter à 5O m de la ligne d'arrivée. Non !"
    
On a l'impression que l'équipe aime se faire peur...
 "Non, on n'aime pas ça. Seulement on fait ce qu'on peut. On n'est pas  les meilleurs basketteurs du monde. Alors des fois on se rate. Mais on  travaille dur, on fait tout pour avoir résultats. Pour moi, cet été marque le  début d'une histoire. Après, seul l'avenir nous dira si elle sera bonne ou  mauvaise."
    
Vous sentez-vous investi d'un rôle particulier en tant qu'ancien ?
  "Hé, je n'ai que 26 ans, je n'aime pas trop le terme d'ancien."
    
Homme d'expérience alors...
"C'est beaucoup mieux ! Un rôle particulier ? Pas plus que ça. Mes mots  ont peut-être un peu plus de valeur parce que je suis passé par pas mal de  choses. Mais j'essaie d'abord de rester le même, quelqu'un de jovial qui, dès qu'il met un pied sur le terrain, se remonte les manches et va mettre des castagnettes."
    
Ce sera votre troisième Euro...
  "En 2003 et 2007, ça avait bien commencé mais ça ne s'est pas forcément  bien terminé. On a été du mauvais côté du truc. Cette année, on va tout essayer  pour qu'on se retrouve du bon côté."
    
Tony Parker dit souvent que sa fenêtre de tir se ferme en équipe de  France. Partagez-vous ce sentiment ?
 "Ben ouais, je ressens la même chose. Je suis désolé de dire ça et ça ne  va peut-être pas plaire à tout le monde mais, autant le maillot bleu m'a  toujours tenu à coeur, autant je ne compte pas jouer éternellement. Alors il faut essayer de faire des résultats, de gagner un titre le plus rapidement  possible."
    
C'est de l'impatience ?
 "De la frustration surtout. On a eu tellement d'occasions. Mais ce n'est pas passé à cause de détails, un shoot par-ci, un lancer franc par-là. On a  peut-être ce qu'on mérite, mais à un moment tu te dis: <le bon Dieu, il nous aime pas ou quoi ?>."
    
Percevez-vous également cette frustration chez les gens qui vous suivent ?
 "En tout cas, ça fait du bien de savoir que les gens sont derrière nous. Les années précédentes, ce n'était pas vraiment le cas. Il y avait un petit  comité qui voulait qu'on réussisse. Les autres voulaient que ça se passe mal  pour pouvoir se lâcher derrière. Moi je crois au karma. Comme il y a davantage  de gens qui nous envoient des ondes positives, ça va peut-être mieux se passer.  Du moins, je l'espère."

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