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Formule 1. Grand Prix de Turquie Button assomme la concurrence

8 juin 2009 - 1 réactions

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Le Britannique Jenson Button (Brawn GP) a assommé la concurrence, hier, en remportant à Istanbul son sixième Grand Prix sur les sept disputés depuis le début de la saison, ses poursuivants semblant incapables de lui disputer le Championnat du monde cette année.

Sebastian Vettel (Red Bull), désigné comme le principal rival de Button, avait pourtant réalisé la pole position samedi, ce qui laissait entrevoir une fin de l'hégémonie du pilote Brawn GP. Hier, Vettel n'a malheureusement fait illusion que sur quelques virages, au premier tour, le temps de commettre une petite faute et de se faire doubler par le leader du Championnat. «C'était au 9e ou au 10e virage. J'ai presque perdu ma voiture. C'était mon erreur», a raconté Vettel. «Mais ça n'aurait pas fait de grande différence. Jenson était trop rapide aujourd'hui. Je n'aurais pas pu le retenir», a-t-il souligné. L'espoir allemand, pour qui une stratégie à trois arrêts pour ravitaillement avait été décidée, s'est en outre fait dépasser par son coéquipier, l'Australien Mark Webber, qui n'en a effectué que deux. «Je ne comprends pas pourquoi on est resté sur trois stops. On n'a pas fait du bon boulot. Il faudra améliorer cela», s'est agacé Vettel. «En commençant une course en pole, on veut la gagner (...). Nous pensions que nous avions une chance de battre Jenson», a rappelé Vettel, troisième du Championnat et désormais relégué à 32 points du leader. Mais Brawn GP et Button «étaient sur une autre planète (...). On a enfin vu aujourd'hui ce que Jenson était capable de faire», a-t-il constaté, impuissant. Dans le paddock, certains estimaient ainsi que Brawn GP ne donnait pas son plein potentiel depuis le début de la saison, malgré la franche domination de Button, bien secondé par Barrichello.

Barrichello, la poisse

Le cavalier seul du Britannique, hier, permet de lever ce doute. En début de course, alors que sa monoplace était plus chargée en essence, Jenson Button a régulièrement pris plus d'une demi-seconde au tour à Vettel, et davantage encore aux autres pilotes. «J'avais déjà eu des voitures rapides, mais parfois compliquées à conduire. Celle-ci était immense. Elle s'adaptait parfaitement à mon pilotage», a expliqué Button. «A un moment, à la radio, j'ai dit à mon équipe qu'elle était scandaleuse», s'est-il souvenu, les yeux dans les nuages. Scandaleusement agréable à conduire, il s'entend! Mais l'avantage que sa monoplace confère à l'Anglais relève tout autant du scandale, pour ses infortunés adversaires. Dommage, pour Brawn GP, que Barrichello, pourtant très vindicatif cette semaine, quand il avait affirmé être candidat au titre, n'ait pas tiré profit de cet ascendant. Sans cela, l'écurie de Ross Brawn aurait pu réaliser un quatrième doublé. Le Brésilien a d'abord pris un mauvais départ, qui lui a fait perdre une dizaine de places, puis il a multiplié les fautes, pour finalement abandonner sur problème mécanique, alors qu'il roulait en toute fin de peloton. Quand il a prématurément ôté son casque, Barrichello avait le masque. Encore deuxième du classement, le Brésilien pointe désormais à 26 longueurs de son coéquipier. Le reste des points a été distribué à Jarno Trulli (Toyota, 4e), Nico Rosberg (Williams, 5e), Felipe Massa (Ferrari, 6e alors qu'il avait remporté les trois derniers GP de Turquie), Robert Kubica (BMW Sauber, 7e), et Timo Glock (Toyota, 8e). Les deux pilotes Toro Rosso, Sébastien Buemi et Sébastien Bourdais ont terminé quinzième et dix-huitième.

Button. «Une voiture scandaleuse»



Jenson Button, on vous a rarement vu aussi dominateur cette saison. Que s'est-il passé en Turquie?
«Aujourd'hui, j'ai eu ma meilleure voiture de l'année. Elle était immense et s'adaptait parfaitement à mon pilotage. Je dois remercier toute l'équipe. Tout s'améliore. J'aurais aimé pouvoir faire monter toute l'équipe sur le podium aujourd'hui, au lieu de ne faire monter que l'un de mes ingénieurs. C'est une victoire pour nous tous. C'est la première course où la voiture a été absolument parfaite pour moi. Nous avions déjà de bons rythmes aux courses précédentes. Mais les voitures étaient quand même compliquées à conduire. Celle-ci était immense. A Bahreïn et Barcelone, les Red Bull étaient vraiment dans notre rythme. Mais aujourd'hui, nous étions plus rapides. C'est vraiment une super sensation».

Vous aviez l'air particulièrement ému quand vous avez gagné. Pourquoi?
«Chaque course que je gagne m'émeut. Mais aujourd'hui, on pensait vraiment que la bataille serait beaucoup plus dure. En plus, quand vous conduisez une voiture et que vous avez le sourire pendant toute la course, parce qu'elle roule tellement bien, c'est génial. J'aurais pu conduire encore 200 tours parce que je m'amusais tellement dans ma voiture. Aujourd'hui, nous avons montré que nous nous sommes améliorés. Certains disent que c'est notre vrai rythme, mais ce n'est pas vrai. Nous avons roulé au meilleur rythme possible à chaque course. Mais ici, nous avons vraiment progressé. Dix tours avant la fin, j'ai vraiment voulu dire à l'équipe par radio: ??cette voiture est scandaleuse??».

Quand donc pensez-vous être sacré champion?
«J'aimerais gagner toutes les courses cette année, mais il y a dix-neuf autres pilotes qui veulent m'empêcher de le faire. Je suis bien sûr dans une très bonne position. Cette course montre que nous avons la meilleure voiture. Mais nous avons aussi le meilleur package. La voiture me convient parfaitement. Donc je la conduis de mon mieux. Chaque personne est à sa place dans l'équipe. Ils se donnent aussi à 100%. La situation est presque parfaite. Mais elle peut facilement s'inverser. Ces gars (Vettel et Webber) peuvent trouver quelque chose sur leur voiture qui change tout. Il ne faut pas prendre cela comme acquis. Il faut continuer à pousser. Maintenant, j'ai 26 points d'avance, ce qui est absolument inconcevable. Mais je ne vais pas me reposer pour autant. Je veux faire de mon mieux à chaque course. Mais je sais que cela ne sera pas facile. Je ferai une mauvaise course. Je serai battu. Je m'y suis préparé».

La prochaine course se déroule en Grande-Bretagne, à Silverstone. Ressentez-vous davantage de pression?
«Chaque année où je suis allé à Silverstone en Formule 1, c'était fou de voir le soutien que j'ai eu, même si je ne conduisais pas une voiture compétitive. C'est fantastique. Le public britannique a toujours été derrière ses pilotes. Cette année, la situation est évidemment différente. Je mène le Championnat. Les années précédentes, quand on n'avait pas de bons résultats, c'était embarrassant. J'avais tellement de soutien et je ne pouvais pas leur rendre. Aujourd'hui, être en tête leur donne quelque chose en retour. Je serai très excité en arrivant à Silverstone. J'attends impatiemment ce week-end».

GP DE TURQUIE : 1. Jenson Button (GBR/Brawn-Mercedes), les 309,396 km en 1h26'24''848 (moyenne : 214,823 km/h); 2. M. Webber (AUS/Red Bull-Renault) à 6''714; 3. S. Vettel (GER/Red Bull-Renault) à 7''461; 4. J. Trulli (ITA/Toyota) à 27''843; 5. N. Rosberg (GER/Williams-Toyota) à 31''539; 6. F. Massa (BRA/Ferrari) à 39''996; 7. R. Kubica (POL/BMW-Sauber) à 46''246; 8. T. Glock (GER/Toyota) à 46''959; 9. K. Räikkönen (FIN/Ferrari) à 50''246; 10. F. Alonso (ESP/Renault) à 1'02''420; 11. N. Heidfeld (GER/BMW-Sauber) à 1'04''327; 12. K. Nakajima (JPN/Williams-Toyota) à 1'06''376; 13. L. Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes) à 1'20''454; 14. H. Kovalainen (FIN/McLaren-Mercedes) à 1 tour; 15. S. Buemi (SUI/Toro Rosso-Ferrari) à 1 tour; 16. N. Piquet Jr (BRA/Renault) à 1 tour; 17. A. Sutil (GER/Force India-Mercedes) à 1 tour; 18. S. Bourdais (FRA/Toro Rosso-Ferrari) à 1 tour. Les autres concurrents n'ont pas été classés. CLASSEMENT DES PILOTES : 1. Jenson Button (GBR) 61,0 pts; 2. R. Barrichello (BRA) 35,0; 3. S. Vettel (GER) 29,0; 4. M. Webber (AUS) 27,5; 5. J. Trulli (ITA) 19,5; 6. T. Glock (GER) 13,0; 7. N. Rosberg (GER) 11,5; 8. F. Massa (BRA) 11,0; 9. F. Alonso (ESP) 11,0; 10. K. Räikkönen (FIN) 9,0; 11. L. Hamilton (GBR) 9,0; 12. N. Heidfeld (GER) 6,0; 13. H. Kovalainen (FIN) 4,0; 14. S. Buemi (SUI) 3,0; 15. R. Kubica (POL) 2,0; 16. S. Bourdais (FRA) 2,0. CLASSEMENT DES CONSTRUCTEURS : 1. Brawn 96,0 pts; 2. Red Bull 56,5; 3. Toyota 32,5; 4. Ferrari 20,0; 5. McLaren 13,0; 6. Williams 11,5; 7. Renault 11,0; 8. BMW 8,0; 9. Toro Rosso 5,0.
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1 réaction

  • melo87
    Le tournis.
    Les propos pas très judicieux de Button confirment bien que c'est la voiture que fait tout en F1...avec aussi un as au volant.Faut les deux pour gagner. Voyez le champion en titre un certain Hamilton qui cassait la Barack l'année dernière.Ou est-il,que fait-il ?Un avis de recherche est lancé .On l'aurait aperçu en fin de classement.Quant a Button,on peut lui dire,"roule ,roule mon p'tit gars,un jour un autre te dépassera".
    Ajouté le 8 juin 2009 à 17h53
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