12 septembre 2009
L'UBS s'efforce de faciliter, pour les étudiants qui arrivent, le passage du monde lycéen à celui de la faculté. Hier,la question était posée en présence du délégué interministériel à l'orientation.
«Face à l'orientation, les lycéens sont craintifs et se posent beaucoup de questions. L'inconnu et les préjugés les inquiètent et, derrière, leurs parents sont souvent encore plus craintifs», constate Michel Le Mestrallan, proviseur du lycée Charles-de-Gaulle. «Pour nous, l'essentiel c'est que les élèves acquièrent les compétences d'aborder sereinement la construction de leur projet d'orientation», précise le proviseur.
«Le lycée un lieu de passage»
«L'autre source d'inquiétude des élèves est de mesurer la finalité de toute formation. Il y a une peur face à la forêt vierge des formations», a aussi souligné Michel Le Corno, directeur du lycée Saint-Paul. Pour faire connaître l'UBS aux lycéens, Frédéric Bedel, vice-président de l'université, sillonne le département pour animer des réunions présentant les formations, la structure et les services de l'UBS. L'université a aussi développé un certain nombre d'outils pour accompagner les étudiants qui arrivent en faculté: différentes formes de tutorat, des entretiens individuels qui permettent de mesurer les difficultés de ceux qui prennent du retard voire de les réorienter. «Nous faisons un travail de suivi et de réflexion pour mettre en place de multiples passerelles qui permettent aux étudiants de se réorienter», explique François Bellego, maître de conférence en économie. Des initiatives citées dans le rapport de Bernard Saint-Girons, délégué interministériel à l'orientation. Un rapport détaillant les moyens de «renforcer l'orientation active. Pour une transition réussie du lycée vers l'enseignement supérieur». Bernard Saint-Giron était hier à Vannes pour assister à la table ronde.
Créer des échanges entre enseignants
«Sur la communication, on fait déjà pas mal de choses. Mais il faudrait aussi travailler la pédagogie. Il est essentiel que les enseignants travaillent ensemble, et qu'il y ait des échanges entre professeurs de lycée et professeurs d'université. Une part des réussites constatées à l'UBS est aussi due au fait qu'un certain nombre d'enseignants de la fac savent encore ce qu'est un lycéen. Il faut que les enseignants en lycée sachent ce qui se fait à la fac et vice versa», a souligné Alain Colas, proviseur du lycée Dupuy-de-Lôme de Lorient. Frédéric Bedel a indiqué qu'il était possible d'aller encore plus loin dans la communication, en adaptant les supports pour qu'ils soient encore mieux adaptés aux jeunes. Par ailleurs, il a évoqué «la possibilité de créer des passerelles: pourquoi pas en donnant aux lycéens des cours magistraux à l'UBS? Il faudrait qu'un groupe de professeurs de lycée et d'université y réfléchisse».
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