26 octobre 2009
On a parlé d'algues ce week-end à Saint-Gildas-de-Rhuys. Trois questions
à Bernard Brignon, premier adjoint de la commune et pilote du groupe qui a travaillé sur cette question.
Quels problèmes posent les algues sur la presqu'île?
L'an dernier, 11.000 tonnes ont été collectées, 7.000 cette année pour un coût de 70.000 EUR. C'est une grosse dépense pour la communauté de communes, mais cela génère aussi des nuisances dont se plaignent les riverains et les touristes. Quand des touristes viennent râler en disant qu'ils ne reviendront pas à cause des algues, on peut dire que cela a un réel impact sur l'économie locale.
Qu'en est-il des algues vertes?
Cela devient un sujet d'inquiétude parce qu'elles prolifèrent. C'est toute la côte sud de la presqu'île qui est touchée. Et contrairement à ce que dit la préfecture, c'est bien la Vilaine chargée de nitrates qui en est la cause.
Avez-vous des pistes pour valoriser les algues?
Il y en a plusieurs. Soit on crée de l'énergie par le procédé de méthanisation. On peut aussi les valoriser pour l'industrie pharmaceutique ou bien cosmétique. Une étude a été faite à ce sujet par l'UBS (*) et il y a des pistes intéressantes. Pour l'instant, les algues sont épandues sur des terres agricoles. Mais ce n'est pas une méthode viable sur le long terme, en raison de la forte salinité qui risque d'appauvrir les sols.
(*) Université Bretagne-Sud.
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