2 octobre 2009
Le maire de Quiberon, Jean-Michel Belz, s'exprime sur l'intercommuna- lité, suite à la demande du préfet que les deux communes de lapresqu'île s'unissent avec Houat et Hoedic.
Alors que plusieurs communautés de communes se sont formées (cinq pour le pays d'Auray (*)), il reste quatre communes non encore organisées en intercommunalité: Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon, Houat et Hoedic. Le préfet leur demande à leur tour de s'unir. Le maire de Quiberon, Jean-Michel Belz, donne son point de vue sur cette question.
Quelle est votre position sur l'intercommunalité?
Jean-Michel Belz: «J'ai toujours été pour une grande communauté de communes à l'échelle du pays d'Auray, mais je ne voulais pas faire partie de «la banane bleue», la communauté de communes de la baie de Quiberon qui mettait d'un côté les «riches» et de l'autre les «pauvres». Il faut qu'il y ait une vraie complémentarité au niveau du pays d'Auray. Maintenant la communauté de communes du pays d'Auray ne s'est pas réalisée et on nous demande de nous grouper avec Saint-Pierre, Houat et Hoedic. Je ne vois pas d'inconvénient, bien au contraire. La première des choses est d'avoir des objectifs et des projets. Il faut aussi que celui qui paie soit celui qui décide. Il ne faudrait pas que Quiberon, qui apporte une très forte contribution ne puisse rien dire. Quiberon doit «conduire le bourricot».
Quels sont les projets qui vous unissent?
Il y a déjà eu des choses, mais à chaque fois c'est Quiberon qui en était à l'origine: la caserne des pompiers, la station d'épuration, la maison de l'emploi, la banque alimentaire, la crèche, le centre aéré. Pour notre part, on est encore en train de développer notre zone artisanale; tout le monde applaudi, mais tout le monde aimerait en profiter pour venir piocher dans notre poche. Ce n'est pas comme cela que cela doit se gérer au niveau du territoire. La meilleure des solutions, ce serait finalement qu'il n'y ait qu'une commune sur la presqu'île, car il y a une vraie spécificité. Je suis prêt à partager tout cela, car j'estime qu'il y a une vraie complémentarité entre les deux communes de la presqu'île et les deux îles au large qui nous apportent beaucoup. Maintenant, l'intercommunalité, je suis tout à fait partant.
Dans le quotidien, qu'est-ce que cela peut apporter?
On peut penser à un transport de bus pour amener les jeunes de Saint-Pierre, à la piscine, ou à la salle de sport, ou pour emmener les Quiberonnais à Saint-Pierre. Pour la crèche, je souhaite un véritable partenariat. Au niveau de la piste cyclable, cela permettrait d'harmoniser les réalisations. Pour la pêche, les îliens pourraient avoir les mêmes avantages que les Quiberonnais. Nous pourrions créer un parking qui leur soit réservé. Pour le tourisme, il faudrait une meilleure coordination. Je pense que l'on pourrait aller plus loin en matière de développement, d'équipements, de transport, pour les ordures, l'eau, avec le syndicat mixte. Ce que je ne supporte pas avec l'intercommunalité, c'est quand il y a d'autres personnes qui décident à notre place. J'ai été élu par les Quiberonnais pour faire des choses et je les ferai. Je ne veux pas d'augmentation d'impôt. La gestion financière de la communauté de communes devra être aussi rigoureuse que celle que nous appliquons localement».
(*) Communautés de communes de Belle-Ile, des Trois-Rivières, des Mégalithes, du Pays d'Auray et de la ria d'Etel.
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