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La Trinité-sur-Mer

Ils font l'été. Ils ne laissent pas traîner les p'tits papiers

26 août 2009

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Chaque été, les ateliers municipaux de LaTrinité embauchent quatre saisonniers pour le nettoyage des sites les plus fréquentés. Armés d'une pince et de sacs poubelles, ils déambulent dès l'aube lorsque tout le monde dort. Ou presque.

«Y a pas grand-chose, regarde: ça prouve que les gens sont partis», explique Pierre en ouvrant son sac-poubelle «Vacances propres». Effectivement: des mégots séchés, une bouteille de jus de fruit en plastique, des paquets de cigarettes aplatis, Pierre et son collègue Rémi ont trouvé le sentier des Douaniers plutôt propre ce matin. Cela n'a pas été le cas tout l'été. «Il fallait compter une heure pour nettoyer la plage de La Hune cet été», poursuit-il, fouillant les fourrés à hauteur de Kerbihan, pince à poignée en main.

Embauche à l'aube

En cette fin d'été, Pierre, Cynthia, Rémi et David embauchent à 7h, au lieu de 6h en juillet. «C'est que les nuits rallongent», précise Marcel Le Port, leur responsable aux ateliers municipaux. «Le gros du travail, c'est le Poulbert», souligne-t-il, là où se déroulent les événements majeurs de l'été sur la commune: concours hippique, comice agricole, etc. En voiture! Gilets jaunes fluorescents sur les épaules, sacs poubelle en poche, Pierre et Rémi sont déposés rue Men Du. Cynthia et David se partageront Kerchican.

«Vous avez oublié un mégot, là»

Ramassant une canette de bière rue de Carnac, David raconte avoir trouvé «des lunettes de toilettes» un matin. Il y a aussi la mauvaise surprise de tomber sur «des toilettes clandestines», entre autres préservatifs et papiers hygiéniques. Mais à l'heure du bilan, David et ses collègues notent que «les gens ont été assez propres» cet été. Tous les matins, ils croisent «les habitués: coureurs et promeneurs de chien», et «les gueules saoules». Sur ce point, «rien à voir avec Carnac», précise Pierre en rigolant. Les encouragements des passants sont légion, mais les exceptions demeurent: «Une fois une dame nous a dit: ?Vous avez oublié un mégot, là ?». Cynthia se rappelle aussi ce jour où «le conducteur d'un 4X4 s'est arrêté à notre hauteur pour jeter à nos pieds une bouteille d'eau avant de redémarrer!». «On me dit souvent: ?pourquoi tu t'accroches à un boulot qui ne t'apprend rien? ?, confie David. Je réponds que je fais ça pour payer mes études, et que j'ai la chance de travailler au bord de la mer». «Il y a même des touristes qui nous demandent quels sont les endroits à visiter», s'esclaffe Cynthia. Pierre, de son côté, a calculé qu'à raison de 7-8kilomètres quotidiens, il aura marché 400km dans l'été!

  • Emmanuel Blumstein
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