20 septembre 2009
Le débat sur le zonage de développement éolien (ZDE) a réuni une cinquantaine de riverains proches du site d'«Au coin du bois», vendredi soir. Missionné par la communauté d'agglomération du Pays de Vannes, le cabinet Airele a réalisé une étude pour définir les zones intéressantes pour l'exploitation d'énergie éolienne. Saint-Nolff, Elven et Sulniac sont les trois sites qui ont été retenus. Nathalie Messelin, ingénieur environnement et Gwenolé Le Guenigou ont présenté les enjeux humains, écologiques et paysagers en dressant une synthèse cartographique.
Joël Labbé: «pas d'acharnement»
Concernant le paysage, seul un architecte des Bâtiments de France est habilité à émettre un avis sur la «co-visibilité». L'étude d'impact permet d'évaluer les nuisances sonores. Les données acoustiques sont des critères déterminants imposés par la DDASS (direction des affaires sanitaires et sociales). Tous les bâtiments enregistrés au cadastre sont pris en considération. Joël Labbé, le maire, a été catégorique: «Si l'éolien ne va pas tout résoudre, il fait partie du faisceau du possible en matière d'économie d'énergie mais le projet ne se fera pas contre vents et marées. Il n'y aura pas d'acharnement». Le cabinet Altech de Nantes avait validé la possibilité d'une implantation d'une éolienne mais a estimé toutefois qu'une seule machine ne serait pas rentable. Il s'agirait plus vraisemblablement de placer une à trois éoliennes d'une hauteur inférieure à 100m sur 3ha. La proposition de puissance est au minimum de 1 mégawatt et au maximum de 4.5 mégawatts. Les principaux détracteurs du projet, notamment l'Association pour la sauvegarde des sites naturels de Saint-Nolff (APSSNS), ont exprimé des critiques. Patrice Briquet s'est inquiété pour le devenir des chauves-souris qui résident dans l'église Saint-Mayeul. D'autres préoccupations comme l'arrêt des éoliennes quand des grandes manifestations festives ou culturelles ont lieu à proximité, ont été évoquées.
Avis des communes et enquête publique
Le dossier établi doit faire l'objet d'une délibération au sein des communes concernées et doit être déposé en préfecture. Si un développeur est intéressé, l'étude d'impact sera au préalable soumise à une enquête publique lors de laquelle les opposants pourront exprimer leur opinion.
Débroussaillage.