5 novembre 2009
Maxence Cazorla, Brec'hois de 18 ans, se lance dans la réalisation de son deuxième film. Loin des superproductions coûteuses, son premier film, «L'indifférence», a coûté... zéro euro.
Maxence Cazorla sait ce qu'il veut. Le discours fluide, sans hésitation, avec la conviction comme moteur de ses paroles. Maxence est réalisateur. Il a, l'an passé, en même temps qu'il préparait son bac, écrit, tourné et monté son premier long-métrage, «L'indifférence». Brec'hois de 18 ans, Maxence Cazorla est passionné de cinéma. Depuis peu d'ailleurs, car c'est en seconde qu'il a eu la révélation du 7e art, après être allé voir «Blood diamond». «Je suis sorti de la salle en larmes. Dès lors, j'ai su que je voulais désormais faire rêver les gens». Le jeune garçon, qui ne recherche pas la célébrité, est animé par la volonté de faire ressentir au public ce qu'il a lui-même ressenti à la vision de l'oeuvre d'Edward Zwick: «Si je peux arriver à changer la vie des autres, c'est génial», lance-t-il. Changer la vie? Il semblerait que le Brec'hois y soit déjà parvenu, lui qui, pendant ses études, a «bouleversé» la vie d'une de ses amies grâce à un moyen-métrage de sa réalisation.
Brec'h: des «paysages fabuleux»
Quant à la fibre artistique, il l'a eue, et depuis toujours. Son père est chanteur. Maxence écrit ses scénarii sur la musique, vecteur de son imagination... Des idées plein la tête, il en a.Celui qui se décrit comme autodidacte, a, bac en poche, décidé de franchir le pas: «J'ai appris tout seul dans les films les notions de base pour tourner. Ainsi, je me lance, et ai décidé de réaliser mon deuxième long-métrage ici, à Brec'h, autour du patrimoine local. Brec'h est une commune magnifique qui recèle des paysages fabuleux. Je me donne donc jusqu'à la fin de l'année pour terminer mon scénario».
Premier film, zéro euro
Maxence a réalisé son premierfilm avec un budget de zéro euro, cherche des pistes de financements pour sa prochaine oeuvre. Seul, avec son idéal pour moteur, c'est un véritable projet de vie que le jeune Brec'hois est en train de fonder... Pourtant, il garde les pieds sur terre et a une démarche pragmatique autant que faire se peut: «J'ai connu la galère dans ma vie, et ne peux me permettre de me bercer d'illusions. Je ne cherche en rien à être une star, mais un artiste. Mais tant que j'ai cette chance de rêver, je me battrai». Pratique «L'indifférence» sera projeté vendredi 6novembre, à 20h, salle municipale du bourg. À l'issue, Maxence sera présent pour échanger avec les spectateurs. Contact: bleudesoi@hotmail.fr
«L'indifférence» a été tourné avec peu de moyens... Le scénario a d'ailleurs été rédigé en fonction des contingences logistiques et de l'éloignement de son co-auteur, Maxime Bernès, ami de Maxence habitant dans le Sud de la France: «L'idée, c'était de faire une histoire parallèle: lui là-bas, et moi ici». Alors évidemment, il a fallu contourner les incompatibilités techniques liées à l'éloignement, notamment l'étalonnage des captations... «De ce côté-là, on a eu de la chance: Maxime et moi avons réussi à tourner avec les mêmes caméras». Deux caméras et c'est tout... Sans perche, ni de retour-son, Maxence et Maxime ont dû écrire le scénario en fonction d'un équipement minimaliste, et avec des acteurs recrutés parmi leur entourage: «Même le trépied était emprunté à mon frère et faisait initialement partie d'un équipement de télescope». Pour autant, cet apurement à l'extrême des moyens est également un parti pris du jeune cinéaste, qui revendique son combat: «Avec peu de moyens, on peut quand même faire rêver les gens!». D'ailleurs, les séances de tournage ont été pour le peu épiques... «Je tournais entre deuxheures de cours, et passais mon temps à courir!». Après les trois mois de tournage, est venu le temps du montage... Et là, un gros moment de stress a étreint les deux réalisateurs: suite à un plantage informatique, certains rushes avaient disparu... heureusement, ceux-ci n'avaient pas été effacés du support initial sur lequel ils avaient été captés. Alors, comment faire un montage quand on passe son bac? «Comme la journée j'étais en cours, confie Maxence, je travaillais sur le montage la nuit! Je passais des journées de fou». Puis vient la délivrance, le bébé de Maxence et Maxime voit le jour: «J'ai présenté ?L'indifférence? à l'épreuve facultative d'audiovisuel du bac, et le jury m'a mis 20/20! Le jury s'est déclaré impressionné, car d'habitude, un travail de ce genre se fait à six ou sept». Surtout avec aussi peu de moyens!
Bannalec. Moyen-métrage. Des figurants bannalécois
Brest ville. Centre social Kérédern. Lecinéma met de l'animation
Quimperlé. La Bobine. La république marseillaise de D.Gheerbrant
Radar. La police municipale fait la chasse à la vitesse
Conseil municipal. Un baptême en fanfare
Bien manger : est-ce important, quand on est ado ?
Saint-Louis. Le monde des entreprises vient au lycée
Infos services
Aujourd'hui
A savoir
A noter
Etat civil
Vaccination. Un centre au Pratel le 2décembre
Office de tourisme. Les Accueils des villes françaises exposent
Alimentation. Les fruits mixés au menu de Benjamin-Franklin