29 octobre 2009
Une étude de faisabilité va être lancée en 2010, afin de créer un second columbarium, dans l'enceinte du cimetière de Saint-Goustan.
Actuellement, la ville d'Auray bénéficie d'un seul columbarium, d'une capacité de 127 emplacements, dans l'enceinte du cimetière Saint-Gildas. «Chaque emplacement peut accueillir quatre urnes, et il reste actuellement 31 cases disponibles», constate Roland Le Sauce, adjoint au renouvellement urbain, aux travaux et au domaine public.
Concessions plus courtes
La municipalité sait que les besoins ne vont pas s'amenuiser dans les années à venir, même si l'on aborde une période de renouvellement. «La durée des concessions est plus courte (quinze à 20 ans). On sait que la grande majorité sera renouvelée et que ça ne libérera pas de places», explique l'élu en charge de ce dossier. C'est pourquoi la ville a décidé de s'engager dans la création d'un second columbarium. «Une étude de faisabilité doit être lancée en 2010, pour une réalisation du projet dans l'enceinte du cimetière de Saint-Goustan, à l'horizon fin 2010, début 2011», annonce Roland Le Sauce. La crémation a commencé à se développer il y a seulement 20ans, dans une Bretagne très marquée religieusement. Avec 28% d'obsèques par crémation, le Morbihan a peu à peu rattrapé la moyenne nationale (30%). 2.307 Morbihannais ont fait ce choix en 2008, dont 1.516 au crématorium de Lorient et 791 à celui de Plescop. Comme ailleurs, les Bretons sont de plus en plus sensibles à certains arguments, d'ordres à la fois pratiques, écologiques et économiques.
30 à 40% moins cher
Une crémation coûte en moyenne 500 EUR, sans compter les différentes prestations supplémentaires (urne, personnel, convoi, etc.). Au total, des obsèques avec crémation sont facturées de 1.500? à 2.500?, soit 30 à 40% moins cher qu'une inhumation. Un prix qui ne tient pas compte des frais liés à la conservation des restes de la personne disparue (concession dans le cimetière, tombe, case de columbarium, etc...) Depuis avril2007, la famille doit signaler la destination des cendres. Il est interdit de les mettre sur la voie publique, dans une rivière, ou dans la mer lorsque l'on est à moins de 300 mètres du rivage. À Auray, les cendres peuvent être déversées dans un jardin du souvenir, au columbarium du cimetière Saint-Gildas. Ou, concept unique en France, être enterrés au pied d'un arbre, au Jardin de mémoire, sur la route du Bono. (Lire ci-dessous)
«Nous aussi, on travaille beaucoup à La Toussaint, car c'est souvent le moment choisi par les familles pour inhumer les cendres du défunt. Les modes d'obsèques changent, mais les traditions restent», note Lionel LeMaguer, créateur des Jardins de mémoire. Devenir propriétaire d'un arbre et enterrer à son pied les cendres d'un ou plusieurs défunts: il a déposé le concept, unique en France et en Europe, en 1998. Les Jardins de mémoire s'étendent le long de la rivière d'Auray, sur 45 hectares de terres non-constructibles, qui font l'objet d'un bail emphytéotique contracté auprès de propriétaires associés. Pour le moment, environ 350 arbres ont été plantés sur 2,5 hectares. Encore loin de la capacité maximum, estimée à 12.000 arbres. Mais la demande est exponentielle. D'une dizaine d'arbres plantés les premières années, les Jardins de mémoire en accueillent désormais 150 par an. Ceux de 2009 vont arriver courant novembre, pour êtres plantés, comme il se doit, à la Sainte-Catherine. Les clients réservent leur essence d'arbre à l'avance (plus d'une quarantaine disponible). Ils viennent autant de France que de l'étranger. «La plupart ont tout de même un point de chute dans la région. Ils sont séduits par le concept et l'endroit. C'est un lieu moins connoté qu'un cimetière et plus propice au repos», souligne Lionel Le Maguer. Il le compare au cimetière marin de Sète. C'est vrai que la vue est magnifique. Elle inspire le calme et la sérénité, sous le soleil rasant et les feuilles colorées de l'automne. Tel un parc, «les Jardins de mémoire restent ouverts à tout le monde et toute l'année. Les familles viennent plus souvent et restent plus longtemps».L'achat d'un arbre coûte entre 3.000 et 4.500 EUR. Son entretien est facturé 90 EUR par an. Les clients peuvent ensuite y enterrer les cendres de tous leurs proches, membres ou non de la famille.
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