5 novembre 2009
Qui s'en plaindra? Certainement pas les principaux bénéficiaires. Avec un mois d'avance, sur le calendrier ordinaire, le Centre d'accueil hivernal a ouvert ses portes, lundi.
C'était comme ça et pas autrement. Qu'il fasse chaud ou qu'il gèle à pierre fendre, il fallait attendre le 1erdécembre que les Centres d'accueils hivernaux aient le feu vert des autorités pour qu'ils puissent ouvrir leurs portes.
Une mesure pleine de bon sens
Alors pourquoi, en 2009, cette ouverture anticipée? «Tout simplement parce qu'en novembre, il arrive que les températures chutent et que toujours dans ces cas-là, la nécessité d'offrir un toit à ceux qui n'en ont pas s'impose à nous. Comme nous ne voulions pas revivre les situations des années passées, nous avons donc demandé à la préfecture l'autorisation d'activer notre centre dès le 1ernovembre. Et nous l'avons eue», répond Jean-François Dréan, adjoint au maire en charge des solidarités. «Au passage, l'État nous a accordé une rallonge budgétaire», renchérit, Olivia Bourel, la nouvelle directrice du Centre communal d'action sociale (lire ci-contre). Ce qui, en période de disette budgétaire, chacun en conviendra, est loin d'être négligeable.
Sept lits à disposition
Cette année encore, l'accueil hivernal disposera de sept lits. Les hommes et les femmes qui voudront en profiter devront se présenter au 14 de la rue Abbé-Philippe-Le Gall, entre 20h et 23h. Après, il sera trop tard. «S'ils sont ivres ou se montrent violents, ils ne seront pas non plus acceptés», rappelle la directrice du CCAS. Autre obligation: libérer les lieux avant 8h, après avoir, s'ils le veulent, pris une douche et un petit-déjeuner. Deux veilleurs de nuit, qui ont derrière eux une solide expérience, Didier Iaouët et Daniel Fragy, se relayeront jusqu'à mars pour faire tourner la «boutique».
Un choix
En ce début de campagne en faveur des «sans-domicile-fixe», la mairie est dans l'incapacité de dire combien de personnes sont susceptibles de frapper à la porte du 14. «Nous avons construit un chenil afin que ceux qui ont des chiens puissent venir dormir, sans crainte pour leurs animaux. Mais il existe aussi un certain nombre de SDF qui n'aiment pas trop le fonctionnement de notre structure et préfèrent vivre en squat», confie Jean-François Dréan. «C'est leur choix».
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