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Pontivy

Cimetière. Les tombes abandonnées recensées

31 octobre 2009

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Fête de la Toussaint oblige, la commission «cimetière» de Pontivy, s'est rendue, hier matin, sur le terrain.

Pontivy compte deux cimetières. Un, rue Maurice Ravel, un à Styval. À eux deux, ils représentent plus de 4.500 emplacements. Sur ce nombre, beaucoup sont à l'abandon. Ce qui n'est pas sans causer quelques soucis pour la municipalité. D'autant qu'elle doit faire face, ces temps-ci à un manque de places, même si la crémation gagne, chaque année, du terrain (1).

«Un travail énorme»

Pour l'heure, n'ayant pas opté pour la construction d'un nouveau lieu de sépultures, la municipalité a donc demandé aux services compétents - état civil et cimetière - de recenser les tombes qui n'étaient plus entretenues. «Le travail qui a été effectué est énorme. Le recensement a permis d'identifier 673 concessions qui vont faire l'objet d'un arrêté de reprise», indique Annie Jéhanno, maire adjointe en charge du dossier. En clair, ces 673concessions n'appartiennent plus à personne. Et ce pour des raisons multiples. Lapremière: les défunts n'ont plus aucune famille ou proche pour entretenir leur tombe.

Un arrêté de reprise

«Une fois que l'arrêté de reprise sera signé, nous allons creuser une à une ces 673 concessions. L'ensemble des ossements recueillis sera ensuite incinéré avant d'être déposé dans un ossuaire funéraire communal», explique Isabelle LeCornec, en charge du dossier auprès de la mairie qui tient à préciser que toutes ces opérations seront consignées «noir sur blanc» sur des documents accessibles au public.

1.900 concessions perpétuelles

«Les concessions ainsi libérées vont aussi nous permettre de redessiner les carrés », renchérit Henri Le Dorze, premier adjoint. Toujours dans un souci de gérer au mieux l'espace, les 1.900concessions perpétuelles (Pontivy et Stival) vont faire également l'objet d'un recensement. «L'objectif est de vérifier qu'elles ne sont pas à l'abandon. Pour en avoir la certitude, la procédure est longue et complexe Entre le premier et le dernier constat de l'officier de police, il faut compter trois ans», annonce Anne-Marie LeStrat, responsable de l'état civil.

(1) Le columbarium, créé en 1996 et qui compte aujourd'hui 86emplacements et un jardin du souvenir pour la dispersion des cendres va être agrandi. Début des travaux: premier semestre 2010.

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