7 novembre 2009
Le comité local des pêches de Lorient vient de lancer une étude pour déterminer l'impact qu'aurait sur l'activité pêche l'installation d'éoliennes off shore. Violaine Merrien est chargée de cette mission.
Sur quelles zones pourrait-on installer des éoliennes offshore, pour qu'elles aient le moins de répercussions possible sur les activités de la pêche lorientaise? C'est pour tenter de répondre à cette question que Violaine Merrien, une géographe titulaire d'un master d'aménagement du littoral et de la mer, vient d'être recrutée par le comité local des pêches de Lorient. Au regard des projets en cours, les pêcheurs ont décidé d'anticiper, pour peser dans les décisions qui se dessinent. «Pour le moment les pêcheurs sont très réticents à l'idée de voir des éoliennes s'implanter sur leurs zones de pêche», explique-t-elle.
«Ne pas tourner le dos»
«L'idée est de ne pas subir les projets des développeurs et de devenir une force de proposition, de déterminer les zones susceptibles de recevoir des éoliennes. Les professionnels du secteur ont compris qu'il vaut mieux ne pas tourner le dos à cette évolution. Qu'un parc éolien impactera forcément leur activité et qu'il convient de tout faire pour que leurs métiers soient le moins impactés possible».
Trois projets potentiels
À Lorient, actuellement, il n'y a pas de projet avec une zone clairement identifiée. Deux projets sont à l'étude: celui de l'entreprise Nass et Wind qui concerne des éoliennes fixes entre Groix et Belle-Ile et celui porté par la société Blue H et Timolor qui concerne des éoliennes flottantes. Un troisième projet est aussi à l'étude. Il est porté par la société Nénuphar, de Lille, qui cherche un site pilote en Bretagne. Violaine Merrien a un an pour établir un argumentaire avec des données chiffrées. Quels tonnages sont débarqués depuis plusieurs années, selon les saisons par les ligneurs, les caseyeurs et les fileyeurs, les trois métiers concernés et sur quelles zones?
L'exemple briochin
«Je vais établir un questionnaire type et embarquer sur différents bateaux», explique la jeune géographe, qui effectue à mi-temps le même travail pour le comité local de Saint-Brieuc. «Les projets briochins d'éoliennes sont plus avancés qu'à Lorient. Le porteur de l'un d'eux va déposer son projet en préfecture dans les jours qui viennent. Alors qu'à Lorient, au mieux, le premier prototype sera sans doute mis à l'eau en 2011 ou 2012, pour deux ans d'essais. L'exemple de Saint-Brieuc nous a montré qu'il faut un consensus au départ sur le site d'implantation. Il faut que les pêcheurs soient présents à toutes les étapes». L'étude d'impact à Lorient doit durer un an, grâce aux financements du Département et de la Région.

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