3 novembre 2009
Le personnel deModicom est inquiet. Letribunal de commerce décidera du sort de l'entreprise plouhinécoise du bâtiment jeudi. D'ici là, les salariés ont décidé de multiplier les actions. Opération escargot, rencontre avec lesélus, etc.
Surprise, hier en fin de matinée, sur la RN165. Par centaines, des usagers se sont retrouvés bloqués dans une opération escargot organisée par le personnel de l'entreprise Modicom. De 10h à 12h, les embouteillages ont marqué le pays de Lorient, jusqu'au rond-point de Kernours, en Kervignac. Cette manifestation a conduit les salariés jusqu'à la mairie de Plouhinec, où ils ont pu rencontrer le maire, Adrien Le Formal (lire par ailleurs). Ils lui ont fait part de leur détresse. Les 78 salariés sauront jeudi s'ils vont, oui ou non, garder leur emploi.
Un seul candidat à la reprise
L'entreprise Modicom, l'une des plus grosses entreprises de construction du département, est en redressement judiciaire depuis le mois d'avril. Vendredi, le tribunal de commerce a entendu le seul repreneur éventuel, la SARL Gest.Invest, de Saint-Avé, qui travaille aussi dans le bâtiment sous l'enseigne CVO, à Vannes (Le Télégramme du samedi 31octobre). Mais la juridiction consulaire a préféré remettre sa décision à jeudi, laissant les salariés, mais aussi le patron et le repreneur, dans l'incertitude.
Un personnel désuni?
Hier après-midi, le personnel est revenu à Lorient. Une délégation a été reçue par le président du tribunal de commerce, tandis que le candidat à la reprise apportait des éléments supplémentaires pour défendre son dossier. En milieu d'après-midi, tout le monde s'est retrouvé à Plouhinec, au siège de l'entreprise, pour faire le point. De son côté, Adrien Le Formal avait également reçu, dans l'après-midi, Sylvain Gréverand, le candidat à la reprise. Aujourd'hui, vers 16h30, le personnel de Modicom sera reçu par le sous-préfet. Ces salariés, qui n'ont pas de représentant syndical, ont le sentiment d'être seuls face à leur avenir depuis que l'entreprise a été mise en redressement judiciaire. C'est d'autant plus difficile à vivre que certains d'entre eux s'affichent clairement pour la liquidation judiciaire de la société.
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