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Lorient ville

Les conditions de la reprise se discutent

3 novembre 2009

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Hier, alors qu'une délégation du personnel était reçue au tribunal decommerce, un représentant du repreneur apportait des engagements supplémentaires aux juges. Cela suffira-t-il?

La SARL Gest.Invest a apporté des garanties supplémentaires, hier, au tribunal lorientais. Parmi elles, l'engagement de reprendre, non seulement les chantiers en cours, mais aussi l'ensemble des contrats (y compris les éventuelles pénalités de retard). Il semblerait que, vendredi, le débat ait achoppé sur ces questions qui mettent en jeu des sommes importantes. Cette nouvelle donne va peut-être faire pencher la balance au profit du candidat à la reprise qui propose de garder 64 salariés sur un total de 77. C'est du moins l'espoir des salariés. À ce propos, Sylvain Greverand, lereprésentant de la SARL Gest.Invest a regretté l'absence d'interlocuteur syndical.

L'amertume de la famille Modicom

En attendant la décision des juges, Michel Modicom, le patron, est amer: «En avril, on nous a mis en redressement judiciaire sous prétexte que les banques ne suivaient plus. Aujourd'hui, elles sont toutes derrière Gest.Invest. Pourquoi ne pas décider de la reprise?». Pour lui, des groupes nationaux seraient à l'affût, «ils cherchent à récupérer notre matériel à pas cher». Michel Modicom, accompagné de son fils Larry, fait les comptes: «Si le chantier de Pontivy, les Terrasses du Blavet, est en stand-by, les autres sont bien avancés. L'Ehpad de Bois-Joly, à Quimperlé, les immeubles à Lanester (Arcibia), Quimper et Questembert. On n'a pas de problème pour repartir».

La piscine de Questembert

À Lanester, par exemple, le second immeuble du programme en cours sur le terrain de l'ancienne cave Arcibia est très attendu par le promoteur. Quant à la piscine de Questembert, c'est un élément clé de la reprise par Gest. Invest qui affirme: «Si nous n'avons pas ce chantier, on retirera notre offre. Elle représente 30% du volume global des chantiers». «Sylvain Greverand a fait le tour des chantiers. Un rapport de confiance avec lui s'est établi. On veut qu'il reprenne Modicom», insiste David Le Loër, représentant des salariés au CHSCT.

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