4 novembre 2009
Le 1er mai la Flore, le sous-marin emblématique de la BSM, reprendra du service. Il sera la vedette d'un musée dont la visite débutera dans l'une des alvéoles du bloc K2. Premières images avant plongée.
Le 1ermai, le sous-marin la Flore reprendra du service. Non pas pour une ultime plongée mais pour accueillir du public. Le projet n'est pas nouveau mais il voit enfin le jour. Le musée du sous-marin, dont le nom n'est pas encore choisi, ouvrira ses portes à la BSM, dans le bloc K2. Le submersible en sera la vedette. C'est à la Sellor, qui gère entre autres la Cité de la voile, qu'est confiée l'exploitation de ce nouvel espace. Ce sous-marin de type Daphné attend depuis des années de reprendre vie. Désarmé en 1989, mis au sec en 1995, il est l'un des vestiges de l'activité militaire de la base. Le public pourra donc le visiter mais aussi et surtout imaginer la vie à bord, comprendre pourquoi la BSM a été construite. Une des alvéoles du bloc K2 est en cours d'aménagement. Elle accueillera le public qui débutera la visite par une petite leçon d'histoire. La scénographie est d'ores et déjà définie. René Estienne, conservateur au service historique de la défense, en dévoile les grands traits. «Le musée sera constitué de cinq espaces, en dehors de la billetterie et d'une boutique». Espace nº 1. «Ce sera un espace didactique qui couvrira l'histoire de la ville du Moyen Âge à aujourd'hui». Trois grandes séquences ont été retenues. Premier temps: du Moyen Âge à 1939. «On y explique comment la rade s'est développée, comment sont nées les installations portuaires, comment s'y est installée la compagnie des Indes, puis la Marine». Plus loin, place à la Seconde Guerre mondiale. «Il s'agit de comprendre pourquoi ces blocs ont été érigés. Quel a été le rôle de la BSM dans la bataille de l'Atlantique. Enfin, dans un troisième temps, «nous parlerons de la base comme élément de compréhension de la guerre froide». Espace nº 2. Le visiteur plongera au coeur du Vulcain. Il ne s'agit pas d'un sous-marin mais d'une reconstitution de submersible sous la forme d'un tunnel. «Là, on rentre dans l'univers du sous-marinier. Les membres du Mesmat (musée de l'escadrille des sous-marins de l'Atlantique) y apporteront leurs souvenirs, leurs témoignages et les pièces qu'ils ont collectées. Là encore, la visite sera découpée en quatre sous-parties. La première consacrée à la propulsion du sous-marin; la seconde à la vie quotidienne à bord, la troisième à la sécurité en plongée, enfin la quatrième au système d'armes du sous-marin. Espace nº 3. À peine remis de sa plongée virtuelle, le visiteur assistera à un spectacle dans l'alvéole du K2 qui servira de salle de cinéma. Sur le mur du fond des panneaux mobiles diffuseront des images. «Le public sera confronté à la violence de la guerre. Ce sera une partie plus philosophique où l'on rappellera que la société n'est pas que consensus». Au sol, des leds bleus donneront l'impression d'être en mer. Espace nº 4. Il sera dédié à des expositions temporaires: photos, films, affiches. Espace nº 5. Ce sera la visite proprement dite du sous-marin. Les visiteurs auront une dizaine de minutes pour en faire le tour. Ils auront à leur disposition un audio guide.
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