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Hôpital. L'ambulatoire a de l'avenir

5 novembre 2009

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La réflexion était menée dans le cadre de l'organisation du futur hôpital du Scorff: le développement de la chirurgie ambulatoire. Finalement, l'expérience a été tentée en amont, à Bodélio. Un an après sa mise en service, premier bilan.

La puce de six ans sortira dans quelques minutes avec sa maman. En attendant, elle dessine dans la salle de jeux aménagée pour les enfants comme elle. Mia est rentrée le matin dans l'unité pour une petite opération ORL. Elle en sera ressortie en milieu d'après-midi, et pourra dormir dans son lit, à la maison, le soir-même. U3A, c'est son nom: Unité d'activité d'anesthésie ambulatoire. Elle a ouvert ses portes le 3novembre 2008. Un an après, ce service de chirurgie ambulatoire, installé au troisième étage du bâtiment principal de l'hôpital Bodélio, a fait ses preuves puisqu'il affiche un taux de remplissage de 70%.

Pas d'interventions traumatisantes

L'unité, composée de dix lits, accueille des patients qui doivent subir des actes ne nécessitant pas de passer une nuit en hospitalisation. «Il s'agit d'interventions simples, non douloureuses et non hémorragiques», explique Jean-Paul Heno, le cadre de santé de l'unité. Concrètement: l'arthroscopie du genou, des ablations de matériel, des fractures de poignet, la pose de drains transtympaniques, les opérations des végétations et des varices, les extractions dentaires, les endoscopies, les hernies... «Il y a un cadre bien spécifique pour être opéré dans le service de chirurgie ambulatoire. Lepatient doit avoir un accompagnant pour sortir et ne pas être seul dans la nuit qui suit. Il doit également avoir un téléphone à son domicile et ne pas habiter à plus d'une heure d'un centre hospitalier. Le chirurgien et l'anesthésiste décident si le patient peut bénéficier de l'ambulatoire».

Une prise en charge différente

Le service est ouvert de 7h15 à 19h15, du lundi au vendredi. Les premiers patients arrivent le matin. Ils sont pris en charge et préparés par une infirmière et une aide-soignante. Ensuite, ils partent au bloc opératoire pour l'intervention, passent en salle de réveil et reviennent dans l'unité en post-opératoire avant de sortir dans l'après-midi. «Mais la prise en charge ne s'arrête pas à ce moment-là», précise Jean-Paul Héno. «Il y a évidemment un suivi optimal. Chaque patient est recontacté le lendemain matin par une des trois infirmières. La nuit, l'une d'entre elles est également d'astreinte téléphonique à son domicile. Le patient peut la joindre en cas de douleur ou d'interrogation». Une hospitalisation plus courte, qui ne veut pas dire qu'il y a moins de relationnel avec le patient. «Au contraire, nous avons énormément d'échanges avec eux puisque nous les appelons la veille de leur arrivée et le lendemain de leur sortie. Ils peuvent venir visiter le service avant l'intervention s'ils le souhaitent, en particulier les enfants qui constituent 25% des personnes que nous accueillons». Pour Jean-Paul Héno, «c'est une autre pratique de la prise en charge du patient. Mais avec une qualité et un suivi des soins également optimum. L'ambulatoire, c'est l'avenir».

Un service amené à se développer

Régis Condon, le directeur par intérim du centre hospitalier de Bretagne-Sud, est satisfait de cette première année d'expérience. «L'unité est plébiscitée, le taux d'occupation est bon. Notre objectif est de l'amener doucement vers les 100%, en développant les interventions en ambulatoire.Nous avons lancé l'U3A alors que nous menions une réflexion dans le cadre de l'organisation du futur hôpital du Scorff. L'ambulatoire y sera évidemment développé, car c'est un des axes de développement encouragé dans le secteur hospitalier. Mais nous n'avons pas voulu attendre 2012».

  • Gaël Le Saout
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«C'est une autre pratique de la prise en charge du patient»

  • Jean-Paul Heno, cadre de santé de l'U3A

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