20 octobre 2009
Dans le box des détenus, Karim Regereau s'agite beaucoup. Il se montre très volubile et apostrophe régulièrement la présidente du tribunal. Mi-provocateur, mi-insolent, il éclate de rire quand la présidente résume les faits qui lui valent de se retrouver devant le tribunal. «Vous ne savez pas ce que c'est la prison Madame le juge, c'est l'oppression, je n'en pouvais plus!», lui lance-t'il. Son attitude à l'audience, tout comme son comportement en détention, confirme le profil défini par l'expert qui l'a examiné. Il évoque, dans son rapport, des problèmes comportementaux. La présidente, pour sa part, rappelle qu'il est considéré comme «un détenu difficile à gérer». Ce sont d'ailleurs des débordements commis en incarcération qui le conduisaient à nouveau devant la justice. À 21 ans, son casier judiciaire est chargé de 16condamnations. Le jeune homme, originaire de la région parisienne, reconnaît d'ailleurs ne pas supporter pas l'enfermement et la cohabitation avec les autres détenus.
Une cordelette autour du cou
Le 25septembre 2008 Karim Regereau est au quartier disciplinaire de la prison de Ploemeur. «Je n'en pouvais plus, il y avait un codétenu qui m'énervait grave, il m'insultait sans arrêt», raconte le prévenu. Ce jour-là, il décide de lui régler son compte. Après avoir confectionné une cordelette avec une housse de matelas, il appelle un gardien. «Quand il est venu, je lui ai passé la cordelette autour du cou, je voulais qu'il ouvre la porte de l'autre détenu», explique Karim Regereau. La présidente se montre guère convaincue. Elle lui demande s'il n'a pas pris le surveillant en otage pour plutôt tenter de s'évader. Il confirme avoir repéré une porte par où il pouvait sortir, «je n'avais pas d'autre choix pour partir du quartier disciplinaire!». Le substitut du procureur estime qu'il s'agit, là, de violences tout à fait réfléchies, «il voulait à tout prix frapper l'autre et en profiter pour s'évader».
Lavabo arraché...
L'incarcération du jeune homme, détenu aujourd'hui à la prison de Brest, a été émaillée d'autres incidents. Ainsi, le 16juin, il avait insulté un agent pénitentiaire qui avait porté plainte. En novembre, il avait arraché le lavabo, avec sa tuyauterie, d'une chambre carcérale de centre hospitalier de Nantes où il avait été admis. Son état d'excitation avait en effet justifié son hospitalisation en centre spécialisé. Hier, les trois délits pour lesquels il était poursuivi ont été sanctionnés par un an de prison de prison ferme. Une condamnation ponctuée par un, «j'en ai rien à faire, laissez-moi tranquille» du détenu.
Saint-Brieuc ville. Maison d'arrêt. Une menace de fermeture plane
Lorient ville. Le détenu gifle un surveillant: quatre mois de prison ferme
Médias. Pourquoi les journaux satiriques perdurent?
Vidéoprotection. Deux exemples lorientais
Réédition. Les contes de Loeiza ar Meliner
SBFM. Jeu de dupe entre la direction et la CGT
IUT. Un malaise persistant
Lutte contre le Sida. Mobilisation mardi à Lanester
A.Le Lan et A.Le Lann. Métier, footballeur
Yann-Fanch Kemener. Le chant traditionnel revisité
Fête de l'Huma. Jean-Claude Couamme ce soir
AVF. Les nouveaux Lorientais accueillis chaleureusement
Hôpital Charcot. Variations sur l'art thérapie
Si l'on sortait
À noter