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Quimperlé

Portage des repas à domicile. Une forte hausse des tarifs

5 décembre 2009

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Le portage des repas à domicile, géré par la Cocopaq, va connaître l'année prochaine une forte augmentation de ses tarifs: plus 4,90% au 1erjanvier, et plus 3% au 1erjuillet. Ainsi, le repas d'une personne seule passera de 8EUR à 8,39EUR au 1e r janvier, et à 8,64EUR au 1erjuillet. Quant au «tarif couple», il passera de 7,16EUR à 7,51EUR; puis à 7,74EUR. Ceci dit, la Cocopaq va réfléchir à la mise en place d'ici juillet prochain d'une nouvelle tarification tenant compte des ressources de chacun. Pourquoi cette augmentation? Comme l'ont expliqué jeudi soir en conseil communautaire le vice-président scaërois Jacques LeBihan et le président Nicolas Morvan, ce service de portage, créé en 1998, accusera un déficit total (exploitation plus investissement) de 106.930EUR pour l'exercice2009. À lui seul, le déficit d'exploitation de cette année sera de 88.748EUR (dont 29.000EUR reportés de 2008).

Deux explications

Deux explications principales sont avancées. D'abord, le budget 2009 a été construit sur l'hypothèse qu'on livrerait encore davantage de repas cette année. Or, pour la première fois, ce nombre a stagné. Et surtout, le centre hospitalier, qui prépare les repas en question, a augmenté ses prix de 7,5% en juillet dernier. Pourquoi? Nicolas Morvan précise que l'hôpital «a recalculé ses coûts» notamment parce qu'il a perdu un marché important, celui des cantines municipales de Quimperlé... Cette commune voulait du bio, et l'hôpital se sentait incapable d'en fournir.

«Totalement déconnectés!»

L'explication de Nicolas Morvan fait bondir Alain Pennec. Pour lui, «ça n'a rien à voir», puisque l'hôpital n'a même pas répondu à l'appel d'offres de Quimperlé. «Les deux sujets sont totalement déconnectés.» Réponse du président de la communauté de communes: «L'hôpital savait qu'il n'avait pas les moyens d'y répondre, et quand il a fixé le tarif définitif des repas fournis à la Cocopaq, il a tenu compte de cette perte de marché.Je ne suis pas dans la polémique. C'est une simple constatation de fait.» Quoi qu'il en soit, outre la hausse des prix, il faudra à l'avenir faire des économies, et accepter le fait que chaque année, ce service public présentera un déficit «admissible»: l'an prochain, en «fonctionnement», environ 17.000EUR. «L'équilibre budgétaire», dit Jacques Le Bihan, «nécessiterait une augmentation de près de 9% dès le 1erjanvier».

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