8 octobre 2009
Syndicats et direction des Papeteries de Mauduit discutent aujourd'hui du plan de sauvegarde de l'emploi. La CFDT réitère son souhait de voir ce plan se traduire par aucun licenciement sec.
Le couperet est tombé en septembre aux Papeteries de Mauduit: 114 suppressions de postes. Les négociations autour du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ont été rompues par les syndicats. Elles doivent reprendre aujourd'hui. Hier, sous une banderole «Battons-nous pour nos emplois», le syndicat CFDT a rappelé qu'il ne voulait aucun licenciement sec.
Aucun argument économique
Les arguments n'ont pas changé. «On s'interroge sur la justification économique de ce nouveau plan», souligne Jean-Luc Nicolas, secrétaire général de la CFDT Chimie Énergie Bretagne. «Par rapport aux documents que la direction nous a donnés, il n'y a aucun justificatif». Et d'apporter une batterie de preuves à l'appui de leurs dires: la multiplication par quatre du cours de l'action, le non-affichage depuis mai des résultats économiques. «C'était un usage. Depuis que ça marche mieux, on ne nous dit plus rien», souligne un délégué CFDT. «Y'a du résultat, c'est positif, on va même doubler le budget initial (de 4MEUR à 8MEUR, NDLR) si l'évolution reste la même», renchérit un autre. Des syndicalistes qui en viennent même à s'interroger sur la pérennité du groupe: «Alors que le personnel avait réussi à faire face au premier PSE, au moment où cela va mieux, on nous remet un nouveau PSE». La crainte est finalement de voir le site quimperlois ne plus s'attacher qu'à la production du papier de base. La transformation se faisant ailleurs: les pays de l'Est ou, un nouvel atelier à Quimperlé auquel les syndicalistes ne semblent finalement pas croire. «Il y a des arguments pour Quimperlé mais vu les choix stratégiques au niveau mondial...»
Que Schweitzer-Mauduit assume ses choix
Consciente qu'elle ne pourra pas empêcher la suppression d'emploi, la CFDT exige que cela se fasse sans licenciement sec. «On a le souci de l'avenir des salariés. Le PSE d'aujourd'hui découle de celui de 2006. Les mauvais choix de la direction n'ont pas à être payés par les salariés». Les syndicalistes demandent «la mise en place de départs en préretraite assumés par le groupe Schweitzer-Mauduit». Ils demandent aussi un plan de départ volontaire incitatif, des délais plus longs, une amélioration des aides au reclassement. Ils souhaitent surtout l'arrêt de la politique d'externalisation. «Malgré des expériences négatives, ils continuent d'y aller. Si ça, ce n'est pas privilégier l'aspect financier à court terme».

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