5 novembre 2009 - 1 réactions
Estuaires de la Laïta et du Blavet sont passés à la loupe par les scientifiques de la station de biologie marine de Concarneau. Alors que la campagne automnale vient de s'achever, les scientifiques ont constaté une forte biodiversité.
Le chalut à perche est rangé. Il ne resservira plus avant le printemps prochain. Période à laquelle l'inventaire piscicole des estuaires de la Laïta et du Blavet reprendra. La campagne débutée en avril dernier «va se poursuivre jusqu'en 2011», souligne Daniel Sellos, directeur de la station de biologie marine du Muséum d'histoire naturelle de Concarneau. Qui a remporté l'appel d'offres lancé en mai dernier par l'Agence de l'eau Loire-Bretagne (lire ci-dessous).
Pas d'analyse bactériologique
En 2007, l'équipe de Claude Beaupoil, ingénieur au collège de France, avait déjà passé au peigne fin la Laïta, le Blavet, l'Aven et l'Ellé. Un premier état des lieux dont l'objectif était de «savoir quels sont les poissons que l'on va trouver dans ces rivières». Cette fois-ci, il s'agit «de voir l'évolution» sur deux estuaires bien différents: celui sablonneux de la Laïta et celui vaseux du Blavet. Un inventaire qui s'inscrit dans la directive-cadre sur l'eau. Outre l'évaluation de la biodiversité du milieu, les scientifiques s'intéressent aussi aux qualités de l'eau dont ils mesurent de nombreux paramètres. Micropollutions, pesticides, métaux lourds ne sont pas analysés. «La qualité bactériologique n'entre pas dans le champ de cette étude», prévient Claude Beaupoil.
Abondance des spécimens
De fin mars au 21juin, de mi-septembre à fin octobre, ce sont près de cinq mois de campagne qu'assurent les scientifiques à bord du Garvel. Un 8,50m à faible tirant d'eau idéal pour la Laïta, plutôt étroite et sans balisage. «Avec le chalut on fait des traits de quinze minutes. L'objectif c'est de couvrir un maximum d'habitat avec un maximum de salinité différente», explique Elena Luchetti, technicien ingénieur. Après chaque trait, les scientifiques font le décompte des poissons, des juvéniles. Cette année, le constat est là: «La diversité est forte avec abondance de spécimens». Un constat dressé alors que 2009 a été une année sèche, donc plus difficile en terme d'écoulements en provenance des bassins versants. Ce qui tend à montrer une certaine reconquête de la qualité de l'eau. «La Laïta a été un milieu fortement pollué par les effluents papetiers, mais pas que cela. Aujourd'hui, ce milieu est récupéré, pratiquement, par rapport à la pollution du passé», explique Claude Beaupoil. Un constat que les analyses vont permettre d'affiner.
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