14 novembre 2009
Georges Courric, né le 15juillet 1924, Paris 13e, est médaillé militaire, blessé de guerre, et a la Croix du combattant volontaire, et la Croix du combattant 1939-1945. Il est devenu titulaire de la médaille de la Ville de Paris, échelon vermeil, en qualité d'ancien résistant ayant participé à la libération de Paris. Cette médaille lui a été attribuée le 21septembre 2009 par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Elle lui a été remise officiellement le 11novembre par André Fraval, maire du Trévoux et Michel Sanna, président de l'UNC locale. À cette occasion, il a également reçu, entouré de tous ses amis, un diplôme d'honneur.
Fuir le travail en Allemagne
C'est en 1942-1943 que le Service du travail obligatoire (STO) a été organisé par le gouvernement de Vichy, à la demande des autorités allemandes. Le 3janvier 1943, des officiers allemands sont venus aux établissements F.Rassant, à Mainvilliers, près de Chartres, en Eure-et-Loir, où Georges Courric travaillait, afin de leur annoncer qu'il partait travailler en Allemagne en échange de prisonniers français de guerre.
Clandestin à Paris
Suite à cette annonce, il a pris le soir même, un train pour Paris. Devenu clandestin, il a été hébergé chez Edgard et Jeanne Jouanno qui tenaient un café-restaurant «Au Petit Breton», à Paris XXe. Ils lui ont trouvé un emploi de tourneur sur métaux. Retrouvé un an après, Georges Courric a dû quitter son emploi afin de ne pas partir travailler en Allemagne. Il a aussi changé d'hôtel tous les quinze jours et trouvé un autre emploi grâce à l'appui des responsables de Libé-Nord, dont Edgard Jouanno. C'est ainsi qu'il a participé en tant que guetteur, à une réunion pour la préparation de l'évasion vers l'Algérie, des généraux Giraud et Beauffre, à bord d'un sous-marin, partant de Toulon.
Dans la Résistance
Membre de la compagnie Saint-Just, section Vidal, matricule72, sous les ordres du capitaine Vidal, Georges Courric a participé à la construction de la barricade de la place de la Réunion, et le 25août, à la prise de la caserne du prince Eugène, avec un groupe de sept hommes, dont un agent de la police. Leur action s'est poursuivie jusqu'au Luxembourg où ils ont été appelés en renfort contre l'état-major de l'aviation allemande, afin de soutenir le colonel Fabien. Durant toute cette période, Georges Courric a assuré la protection de la mairie et des membres du bureau municipal du XXearrondissement de Paris en tant que membre de la milice patriotique. Paris libéré, Georges Courric s'est engagé le 1erseptembre 1944 dans la colonne Fabien, bataillon de marche de Paris, groupe tactique de Lorraine, puis 151e régiment d'infanterie, première armée française, 2e DIM, sous les ordres du colonel Gandoët et du général Delattre de Tassigny, jusqu'à la victoire finale. Il a été démobilisé le 19novembre1945.

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