7 novembre 2009
Le collectif «Bien vivre à Trévignon» lutte contre les nuisances liées, selon ses membres, à deux antennes-relais de téléphonie. L'un des objectifs est d'obtenir une limitation du niveau d'exposition des personnes.
La vie semble si sereine à Trévignon que l'on peine à imaginer les difficultés que disent vivre au quotidien certains de ses habitants. Liliane Fournier connaît ainsi chaque jour les maux de tête, la grande fatigue constante et les insomnies. «Beaucoup dans le quartier connaissent de telles difficultés», signale-t-elle, ajoutant que, parmi ses voisins, «un nombre important souffre de graves pathologies».
Deux relais sur 800m
Selon elle, pas de doute: le responsable est l'antenne-relais France Télécom située juste en face de son domicile. Une autre, installée par Bouygues, se situe à 800m de là, sur le château d'eau. C'est en constatant ces problèmes de santé que plusieurs habitants ont eu l'idée de créer, avant l'été, le collectif «Bien vivre à Trévignon». Une pétition a réuni plus d'une centaine de signatures. «Nous avons effectué des mesures d'expositions: elles dépassent largement le seuil de précaution sanitaire de 0,6 volt par mètre défendu par les scientifiques internationaux indépendants», note Anthony Davy, géobiologue, spécialiste de la question. Des mesures réalisées à la demande de Jean-Claude Sacré, suite à sa rencontre avec le collectif, ont confirmé les chiffres, supérieurs au 0,6 volt par mètre. Or, les taux d'émission tolérés en France vont aujourd'hui de 41 à 61 volts par mètre... Un seuil légal bien trop élevé pour les adversaires des antennes-relais. «Au nom du principe de précaution, notre objectif est d'obtenir un abaissement de ce seuil à 0,6, comme l'Autriche et de plus en plus de communes françaises», ajoute Anthony Davy.
Déplacer les antennes?
Un appel du pied aux élus. Mais Jean-Claude Sacré indique qu'il ne peut «que constater que les chiffres obtenus lors des mesures sont inférieurs au seuil légal». «Diminuer la puissance, d'accord, mais alors qu'est-ce que je réponds à ceux qui se plaignent de ne pas avoir assez de réseau dans la commune?», interroge le maire. Disant comprendre les interrogations du collectif, il indique enfin qu'il ne peut se prononcer, en l'état, sur d'éventuelles nuisances liées aux antennes-relais. Une autre idée évoquée consiste à déplacer les antennes, rassemblant les opérateurs sur un même site, à 500m au moins des habitations. Pas évident dans une commune comme Trégunc... En attendant, «Bien vivre à Trévignon», membre de l'association «Robin des Toits», entend continuer un travail d'information, en lien avec d'autres collectifs finistériens.
Contact Tél.02.98.50.02.18. Courriel: bien.vivre.a.trevignon @sfr.fr.
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