28 septembre 2009
Le théâtre est descendu dans la rue. La bonne nouvelle s'est visiblement propagée comme une traînée de poudre. Vendredi, des milliers de spectateurs, plus de 10.000 selon les organisateurs, ont convergé vers le centre-ville pour la soirée «Braises».
Une véritable marée humaine a déferlé, vendredi soir, sur les lieux des festivités, à l'occasion de la journée d'ouverture de la saison du Théâtre de Cornouaille. Et la magie a opéré. Sur l'esplanade du théâtre, métamorphosée par la douzaine d'artistes de la compagnie Carabosse, les installations de feu ont allumé dans les yeux des spectateurs, venus en famille ou entre amis, des myriades d'étoiles. Minimalistes ou imposantes, leurs structures en ferraille animées de centaines de pots de feu ont redessiné l'espace urbain, des façades du théâtre aux arcades de la médiathèque, en passant par le jardin. D'étranges funambules mus par des mécanismes visibles ou des cheminées lance-flammes actionnées à la main semblaient surgir d'un autre temps. Autour du kiosque à musique, des balancelles permettaient de se laisser bercer par la chaleur des flammes et les effets planants des performances de bidouilleurs de son, réunis pour la première fois en trio.
Un ballet ensorcelant
Quittant la grande scène et les danseurs qui se sont invités à leur bal spectacle, Jean-Louis Bodin et ses complices ont rejoint la foule pour quelques morceaux. Difficile de se défaire de la fascination du spectacle et de l'ambiance du moment. D'autres belles surprises attendaient pourtant le public, place Saint-Corentin. Vêtus de grandes chasubles noires et se déplaçant comme montés sur coussins d'air, les neuf musiciens de la fanfare Le Snob ont charmé leur auditoire avec un répertoire éclectique, de Philip Glass à Érik Satie en passant par Debussy, Bartok ou la musique originale de l'Exorciste. Un ballet symphonique et aérien mis en scène et conçu par le performer allemand Ulik, inventeur du Handsfree transporter, une machine électrique à deux roues permettant de se déplacer sans les mains.
Dernier acte sur les quais
C'est sur les quais de l'Odet que s'est ensuite joué le dernier acte. Jeu de lumière laser de couleur bleue et fumigènes ont sculpté, sur les rives, un nouveau décor pour la compagnie La Mécanique vivante de Franz Clochard, créateur et chef d'orchestre des Siréoles. Attirés par le chant des sirènes, les spectateurs ont découvert les étonnantes sonorités de ces instruments, deux altos, un ténor et une basse, perchés en haut de mats. Seul bémol, le malheureux mariage de cette musique futuriste avec la bombarde de Jean-Louis Le Vallégant, venu le rejoindre sur scène, qui a pourtant fait une entrée remarquée sur une embarcation.
Éducation. Plus de 400 manifestants hier
Emplois de vie scolaire. La CFDT pointe des dérives
The Honeymen. Grosse poussée de fièvre Jazz
«Comptines celtiques». Le nouveau Dan ar Braz
«Coup de pouce». Un soutien aux projets des jeunes
Hydrolienne. Sabella prête pour un démonstrateur
Réduction des déchets. Écolos dès le collège
La Poste. La «privatisation» mobilise moins
Technopole Quimper-Cornouaille. Un nouveau directeur
Run Ar Puñs. Un conte musical pour enfants
Le Bretagne. «Pelléas et Mélisande» demain
Cocorico la Cornouaille. Une «fête des clients»
Noël. Dimanche, le marché de Cuzon
Grèves publiques peu suivies hier