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Quimper ville

lls lui dérobent sa carte bancaire pour partir en week-end

6 novembre 2009

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Trois Quimpérois, âgés de 28 ans à 35 ans, étaient appelés à comparaître hier à la barre pour une affaire de vol, d'escroquerie et de recel. Absent du tribunal, Emmanuel Martins, 29 ans, a été condamné à six mois de prison et à 150 EUR d'amende. Les deux autres ont été relaxés. À partir du 23janvier 2009 et jusqu'au 10février, une Quimpéroise de 28 ans, chez qui l'expert a relevé «une manifestation de type schizophrénique» a profité de la faiblesse d'un autre handicapé quimpérois, pour lui soustraire sa carte bancaire à trois reprises. Elle s'en est servie pour effectuer des retraits et régler divers achats. Une perquisition a permis aux enquêteurs d'en faire l'inventaire: robe de mariée, meubles de salle de bain, téléphones portables, vêtements...

1.435 EUR retirés

Deux autres personnes ont également profité de la faiblesse de la victime puisqu'en compagnie de la jeune femme, ils se sont aussi servis de la carte pour partir en week-end. Le mode de paiement a ainsi servi à régler des locations de voiture, des nuits d'hôtel et des notes de restaurant. Le montant du préjudice total a été estimé à 1.435 EUR pour les retraits et à environ 3.000EUR pour les divers achats et services. À l'audience, la jeune femme, le regard un peu perdu, a reconnu les vols mais a prétendu avoir agi sous l'influence d'Emmanuel Martins, au casier déjà bien chargé. Quant au second comparse, le seul à posséder le permis de conduire grâce auquel, le trio a pu louer une voiture, il a prétendu tout ignorer du vol de la carte bancaire. L'avocate de la partie civile leur a reproché d'avoir «flairé le bon coup» et d'avoir abusé de la faiblesse de son client. Elle a demandé le remboursement des sommes dérobées. Le procureur, dans son réquisitoire, a demandé une peine de huit mois ferme à l'encontre du prévenu absent et un mois de prison avec sursis pour le second. En ce qui concerne la jeune femme, il a pris acte du rapport d'expertise qui précisait qu'en raison de ses troubles psychiques, elle n'était pas accessible à une sanction pénale. S'ils ont été relaxés des faits d'escroquerie, ces deux derniers devront néanmoins indemniser leur victime à hauteur de 3.100 EUR pour le préjudice moral et matériel.

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