6 novembre 2009
Férue de livres anciens, Emmanuelle Loget en a fait son métier. Établie depuis peu à Quimper, elle participe au Salon des antiquités et de la brocante de Penvillers qui se tient à partir d'aujourd'hui.
Assise sur son indispensable escabeau, entre les hauts rayons de son «Paradis littéraire», Emmanuelle feuillette délicatement un ouvrage unique. Comme il en existe des centaines parmi ses 6.700 références anciennes, bien classées sur leurs étagères. «Lorsque je rentre un bouquin nouveau, j'éprouve forcément la curiosité d'en savoir plus, surtout si je n'en connais pas l'auteur». Ses trésors, celle qui insiste sur l'appellation de libraire de livres anciens, elle les déniche au gré de ses déplacements à travers la France, en salles des ventes, chez les particuliers ou via internet. «Je pratique un vrai métier d'instinct, quasi charnel au contact du beau papier et de la reliure originale».
Un livre, une histoire
Comme celle, pleine peau de veau granité des trois volumes de sa dernière acquisition. Ce «Système de philosophie» de Sylvain Régis, imprimé et relié en... 1690, elle n'est pas loin d'être seule au monde à le posséder. Quant à en connaître le prix, il suffira de le lui demander au salon. «Mais, même si je fais l'affaire, j'aurai toujours ce sentiment de perdre quelque chose de moi en m'en séparant. Il m'arrive aussi de me sentir démunie lorsque je vends, et même de ne pas mettre en rayon un livre que j'ai envie de voir ici et pas ailleurs». Chaque bouquin, en effet, possède son histoire. «Je tiens à ce que la personne qui s'en sépare, reparte satisfaite de l'avoir cédé à quelqu'un qui ressent sa démarche comme un acte de transmission». Dans le sens inverse aussi. Ainsi, Emmanuelle a-t-elle éprouvé l'une de ses plus belles émotions le jour où quelqu'un a retrouvé chez elle le livre de chevet de sa mère. «Il l'a reconnu en découvrant, sur la page de garde, la dédicace d'un peintrequ'elle avait rencontré danssa jeunesse».
La Fontaine du XVIII
e Nichée en haut de la rue Etienne-Gourmelen à Quimper, sa librairie reçoit surtout des visites avisées. S'y rendre est forcément le fruit d'une démarche. Et si l'on entre «en passant par là», c'est sûr, on y revient. Ce n'est pourtant pas par hasard si cette dame, rencontrée sur un salon, est ensuite venue à la librairie. «Elle m'avait parlé d'une série de cinq volumes in folio des Fables de La Fontaine du XVIIIesiècle, illustrées par Jean Oudry, l'illustrateur particulier de Louis XIV. Une semaine plus tard, elle m'apportait ses trésors en me disant qu'elle ne les aurait pas cédés à quelqu'un d'autre. J'avoue avoir tardé à les mettre en vente». Quant à savoir, plutôt que de devenir libraire classique, pourquoi cette passionnée, passée («anecdote») par l'École de librairie de Paris s'est orientée vers l'ancien, la réponse fuse illico: «Je ne pouvais pas passer ma vie à vendre du Rika Zaraï!» Toutefois, en plus de ses raretés, elle dispose d'un grand choix de beaux livres pour tous les budgets et pas seulement littéraires. Ainsi, ce rayon très complet, consacré aux voyages ou au régionalisme breton. Pratique Librairie Antimoine, 5, rue Étienne-Gourmelen (tél.02.98.10.52.73).
Chambre de commerce. Le grand écart budgétaire
Téléthon. 110 communes sur la ligne de départ
Sida. Dans la peau d'un séropositif
André Blouet: «On meurt toujours du VIH!»
Aïd-el-adha. 120 agneaux seront tués à Quimper
Espaces publics. Chacun invité à embellir la ville
Challenge du jeune sportif. M.Le Bouec, haltérophile
Adapei. Huit dossiers aux Victoires de l'accessibilité
Réception. 32 exploitants de petits trains font halte en mairie
Quartier de la gare. Syed Naqvi ouvre «Le Kashmir»
Matthieu Le Bouec: les kilos ne lui font pas peur
Grippe A: les deux écoles fermées ont rouvert
Ujap basket.
Sur les routes et chemins