18 avril 2009
Dominique Julien revient chez Ramsay avec un second roman baptisé «La fleur au guidon». Douarneniste de coeur, il trace les itinéraires parallèles de la vie d'un enfant et du Tour de France.
Les lecteurs avaient laissé le héro Lance Bellamy, au terme de la lecture jubilatoire d'«Extra muros», livre acidulé sur la précarité, paru il y a une poignée d'années. Ils retrouvent Dominique Julien, débarrassé de ce pseudonyme compliqué et des galères d'édition. Cette fois-ci, la plume virevoltante de ce prof de philo de Brest se montre au fronton d'une maison d'édition respectable, qui s'appelle Ramsay. Mais ce changement de statut de l'auteur n'a pas entamé la douce folie et le joli détachement caustique qui avaient extrait la précédente publication du commun des lettres. Une fois encore, Dominique Julien vient, à contre-courant, bousculer les platitudes à la mode. Pour ce faire, il s'offre le théâtre d'une vie d'un enfant, dévoré par la passion du vélo. «J'ai passé toutes les vacances de mon enfance à Douarnenez au pays de Ronan Pensec», racontait, jeudi, l'auteur, installé à la terrasse d'un bistrot des halles.
Contre la morale indolore
«La fleur au guidon» est le titre de cette histoire qui met en parallèle le parcours d'un enfant jusqu'à l'âge adulte, avec les éditions successives de la Grande Boucle. Elle commence à Douarnenez, pendant les années magnifiques où tout ce qui fait pleurer le gamin, c'est quand «Hinault laisse à Lemond son sixième tour» et se poursuit par la précarité difficile «quand les chevaux de bois sont devenus des chevaux de course. Mais, EPO ou pas, les coureurs sont quand même à 6h du matin sur une selle. Ce qui m'irrite au plus haut point est cette morale indolore, cette indignation facile clamée de son canapé».
Descartes et Armstrong
La part de l'autobiographie ne se cache pas et l'admiration inébranlable de l'auteur pour Armstrong, non plus. Quitte à oser une comparaison assez peu orthodoxe, une fois encore. «Le parcours d'Armstrong, ce sont les deux premières méditations métaphysiques de Descartes. Avant son cancer, c'est un catcheur. Après, il change de façon de pédaler, il gagne tout. Il a une vérité inattaquable comme quand Descartes, après avoir douté, affirme "Je pense donc je suis"». Chacun prendra ce qu'il veut au cours de cette lecture abrasive. L'auteur, à moins que ce ne soit le héros, a pris pour sa part un portrait d'Hinault dédicacé qu'il a posé sur son bureau. Avec dans le regard, la hargne et, dans un coin, la fleur au guidon et peut-être les quais du Rosmeur.
À noter «Lafleur au guidon» éditions Ramsay, 15EUR. Dominique Julien dédicacera son ouvrage sur le stand de l'office de Tourisme, près du podium, lors du passage du Tour de Bretagne vélo à Douarnenez, le jeudi 30avril.
Saint-Avé. Lecture. Une belle rencontre avec Frédérique Deghelt
Sarzeau. «Florilège Baricco» aux Passeurs de mots
Les poissonniers: «Parlons-en!»
Magnolia. 437 membres 18 activités, 43 encadrants
Saint-Blaise. 500 collégiens au cross du nombre
Théâtre. Drôle d'oiseau fait salle comble
Déchaîne ton coeur. Les actions à Madagascar se poursuivent
Infos services
Aujourd'hui
À savoir
Deuxième fleur. Un travail d'équipes
Hôpital. Les lauréats de l'exposition de photos
Téléthon. 200 participants au loto du Magnolia
Un bouchon, un sourire: chute du prix du plastique
Conseil municipal. Ordre du jour conséquent vendredi