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Douarnenez ville

Aménagement. La ville doit revoir sa copie

2 novembre 2009 - 2 réactions

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Présenté par les élus vendredi soir, le projet d'aménagement de la gare a été bloqué par les riverains. Pour calmer le jeu, le maire propose l'arbitrage d'un cabinet indépendant.

Une bonne centaine de personnes - dont de nombreux élus -, ont assisté à cette réunion publique présidée par le sénateur-maire. Présenté par l'adjoint aux travaux, Jos Le Gall, le projet d'aménagement (lire par ailleurs) n'a pas soulevé de commentaires majeurs. Même si des critiques ont fusé à propos de l'emplacement des ralentisseurs, des pou
belles, ou encore des places de stationnement.

Retour au carrefour

En revanche, le carrefour des rues Pen ar V
ir et rue du Treiz a engendré un feu nourri de virulentes critiques de la part des riverains et de l'association «L'Avenir de la gare». Depuis plus de cinq ans, l'association veut un rond-point pour faciliter et sécuriser la sortie des rues Pen ar Vir et du Treiz. Une sortie malaisée: «Les voitures circulant avenue de la Gare ne nous laissent pas passer», notait une riveraine agacée. Et une sortie parfois dangereuse: «Les voitures roulent trop vite», disait un autre. La création d'un rond-point était d'ailleurs dans les promesses électorales du candidat Philippe Paul: «C'est vrai que j'avais dit oui, pendant la campagne», a-t-il reconnu. Mais, vendredi soir, le verdict est tombé: «Un rond-point serait techniquement inadapté à la configuration des rues», a expliqué Yvon Deschamps, ingénieur voirie de la ville (lire ci-dessous).

Trouver une solution

Pourtant, l'Avenir de la gare en doute. D'autant que le vice-président, Gérard Flécher, ancien responsable de l'équipement, se dit aussi spécialiste de la voirie. Coup de colère et l'association n'a pas mâché ses mots pour vilipender un projet dans lequel il n'y avait pas de rond-point. Même le Trébouliste UMP, Joël Perrot, est entré lui aussi dans le bal. Soutenant avec force la cause des riverains, cet ancien frère d'arme de Philippe Paul (les deux ont été adjoints de Jocelyne Poitevin), n'a pourtant pas ménagé la nouvelle équipe en place.

Parole contre parole

Devant le public, l'intervention de Norbert Guiberteau, président de l'Avenir de la gare a été rude. Mais surtout brève. Car, insistant sur la concertation entre la ville et l'association, Jos Le Gall explique «avoir reçu l'association dans mon bureau, en 2008», pour présenter les évolutions du dossier. «C'est nouveau ça, s'insurge Norbert Guiberteau, nous ne sommes jamais allés dans votre bureau». Jos Le Gall persiste: «Vous étiez là, avec Gérard Flécher et une troisième personne». «Ce n'est pas vrai!», répondent encore les deux autres. Du coup, scandalisé, Norbert Guiberteau refuse tout débat et «annule (son) intervention». Dans cet échange entre l'élu et l'association, c'est parole contre parole.

Compromis et sortie de crise

Mise à mal vendredi soir, la municipalité de Philippe Paul a donc décidé de remettre le métier sur l'ouvrage. Pour clore une séance parfois très houleuse, le sénateur-maire a proposé: «Si vous êtes d'accord, nous demandons un arbitrage à un cabinet indépendant et spécialiste. Et il faudra accepter ses conclusions». Accord donné et sortie momentanément de crise. Dans tous les cas, «ce problème doit être réglé au plus vite car on ne peut pas laisser le Centre de rééducation fonctionnelle ouvrir en plein milieu d'un champ de patates», a terminé le premier magistrat. Vendredi soir, le site de la gare, était plutôt un champ de bataille.

  • Hubert Orione
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«Un projet affligeant, inadapté, accidentogène et inacceptable».

  • Gérard Flécher, vice-président de «L'Avenir de la gare».

2 réactions

  • skle...
    CIRCULATION
    Moi j'habite rue du Treiz, c'est vrai que c'est chaud de sortir mais si quand on sort on prend direction Tréboul ça va. C'est si on veut prendre direction Dz que ça coince. Alors moi je prends la 1ére solution et contourne après la Gare. Donc on peut mettre une interdiction de tourner à gauche au sortir de la rue du Treiz ou carrément une priorité à droite sur l'avenue de la Gare ce qui réduira la vitesse sur cet axe. De plus les panneaux ça coute moins cher qu'un rond point ou mm qu'un feu.
    Ajouté le 3 novembre 2009 à 09h40
  • jean...
    Que du bonheur !
    Vraiment que du bonheur de voir Philippe Paul et ses acolytes se disputer comme des chiffonniers avec les virulents de l'Asso de la Gare et même avec l'inusable Joël Perrot, se traiter de menteur etc ... Surtout quant on se rappelle qu'ils les avaient copieusement utilisés avant et pendant la campagne électorale municipale avec tout de même à l'époque le talent tout à fait particulier de Claude Sinou. Bref notre Maire s'est planté à l'époque quand il a promis un rond-point à nos irréductibles pétitionnaires de la gare et maintenant il nous promet une étude réconciliatrice, d'un cabinet spécialisé, qui avec forces honoraires va aboutir aux mêmes conclusions que celles de nos ingénieurs municipaux ou départementaux, mais à quel coût ? Je suggère que pour compenser sa légèreté, notre premier magistrat, paie cette douloureuse de sa poche ou avec la réserve parlementaire, de façon à éviter à la ville ; exsangue sur le plan financier comme tout le monde le sait ! ; de nouveaux frais qu'elle aurait pu facilement éviter. Ce serait la moindre des choses pour un Parlementaire qui pétitionne nationalement pour la défense des finances locales, en compagnie d'un ancien Premier Ministre, récemment hôte du Clos de Vallombreuse. Et puis techniquement, pour résoudre ce mic-mac post ferroviaire, il existe un dispositif qui a fait ses preuves : les feux de circulation et la mise en sens unique. Il me semble que l'invention de l'eau tiède n'est pas encore venu aux cerveaux de ceux qui nous gouvernent ou revendiquent vigoureusement à cor et à cri. Il suffirait de mettre la rue Pen Ar vir en sens unique descendant, cela ferait certes un détour pour certains riverains, mais au centre ville nous sommes habitués ; et de mettre un feux, passant au vert en cas d'arrivée de véhicule en haut de la rue du Treiz et le tour est joué. Ce sera moins cher qu'un rond point et pas besoin d'étude inutile. Elle est pas belle la vie ? Quant à l'ascenseur du Port-Rhu, là c'est du sublime voire du grandiose. Surtout pour les curistes qui devront d'abord traverser tout le pont avant d'accéder à l'engin. Oxydation, humidité, attention aux pannes, sinon on risque encore de rire quelques années quelques années du gadget de Monsieur Paul, éternellement en rideau ! Quant au coût, n'en parlons même pas, mais j'ai une idée, puisqu'il est question de faire appel au privé. Par les temps qui courent c'est le client qui devrait payer, avec sa carte bancaire, 1EUR par trajet (jusqu'à 6 personnes) et le tour est joué. Avec un peu d'imagination, les problèmes qu'ils soient techniques, politiques ou financiers ont toujours une solution !
    Ajouté le 2 novembre 2009 à 15h02
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