4 novembre 2009
Cette année encore, les amateurs de champignons restent sur leur faim. Mais la saison n'est pas finie, et le mois de novembre pourrait être fertile. C'est, en tout cas, l'opinion du Braspartiate Jacques Mazé.
Jusqu'à quand peut-on espérer ramasser des champignons, cette année?
Si le temps reste doux et humide, ça peut durer encore pendant un moment. Tant qu'il n'y a pas de grosses périodes de gel, on peut en trouver pendant encore un mois, voire plus. C'est déjà arrivé qu'on ramasse des cèpes à Noël. En fait, le pire, pour les champignons, c'est un temps froid et sec. Même si, de temps en temps, des petites gelées peuvent s'avérer une bonne chose. Elles stimulent le mycélium.
Quel bilan faites-vous de la saison jusqu'à présent?
Ce n'est pas, pour l'instant, une année exceptionnelle. Mais elle n'est pas si mauvaise non plus. Nous avons eu des poussées estivales intéressantes suivies, en revanche, d'un mois de septembre très décevant. Mais depuis la mi-octobre, ça repart un peu. Et actuellement, ce n'est pas mal du tout, on voit de très belles poussées.
Quelles sont les premières variétés à sortir de terre et que peut-on trouver actuellement?
En été, on trouve essentiellement des girolles, voire un peu de cèpes. En ce moment, on voit un peu de tout. Des pieds-de-mouton, qui sortent pas mal, des cèpes, on en fait des cueillettes raisonnables, et on commence aussi à voir quelques chanterelles en tube ou des pieds bleus. La girolle, en revanche, ça se termine doucement.
Comment peut-on expliquer que, d'une année sur l'autre, on trouve plus ou moins de champignons?
C'est difficile à dire. On sait que ce qui empêche totalement les poussées, c'est la sécheresse. Mais à l'inverse, une humidité excessive, ce n'est pas bon non plus. Après, il existe tout un tas de paramètres, comme la Lune par exemple, très difficiles à maîtriser et pour lesquels rien n'a été prouvé. Ce qui est sûr, c'est que cela fait quelques années que nous avons des saisons moyennes.
Quels sont les secteurs privilégiés pour la recherche de champignons?
Tout dépend de ce que l'on recherche. Certaines espèces sont inféodées au milieu dunaire, d'autres aux tourbières. Mais les endroits de recherche privilégiés des «casseroleurs» restent les zones de sous-bois, de feuillus ou de résineux, en fonction de ce que l'on recherche. Mais on en trouve aussi dans des prairies, comme des petits rosés ou des lépiotes élevés.
Quels conseils donneriez-vous à un débutant?
Avant toute chose, ne jamais consommer un champignon non identifié. Se rappeler aussi qu'il existe des espèces mortelles, comme les amanites phalloïdes ou vireuses, et les cortinaires à couleur de rocou. Il faut toujours cuire ses champignons, éviter de les ramasser dans un sac plastique, et ne pas seulement couper le pied du champignon mais l'arracher en entier. Enfin, il faut éviter certains bords de route ou les champs qui viennent d'être traités: n'oublions pas que les champignons restent des petites usines chimiques où les métaux lourds ont tendance à se concentrer.
Renseignements Tél.02.98.81.45.66
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