7 novembre 2009
Y aura-t-il des courses hippiques à Carhaix en 2010? La question reste posée après la venue de la délégation des courses de l'Ouest. Après une réunion houleuse, chacun a campé sur ses positions.
Hier en début d'après-midi, malgré une pluie fine, une centaine de personnes attendait, de pied ferme, la délégation de la Fédération des courses de l'Ouest. «Je n'ai aucune nouvelle depuis la lettre m'indiquant la venue de la délégation. Je ne sais pas qui vient», expliquait le président de la Société des courses de Carhaix, Jean-Yves Le Bras. À peine avait-il prononcé ces quelques mots que les visiteurs débarquaient. Un tour de piste au pas de charge pour voir l'état des lieux, et tout le monde se retrouvait à l'abri.
Décision déjà prise
Pourquoi faire cette réunion technique alors que le Conseil du trot avait déjà donné son avis dès le 15octobre, en l'occurrence «pas de courses à Carhaix en 2010, pour des raisons de sécurité?» Cette question brûlait les lèvres de tous les défenseurs des courses de Carhaix. Elle est restée sans réponse. Jean-Marie David, représentant les professionnels du trot, a tenté d'expliquer les raisons de cette décision: virages trop serrés, topographie du terrain, largeur de la piste et merlon de terre dangereux près du départ. Ses arguments n'ont pas convaincu, pas plus que sa proposition de faire les courses sur un autre hippodrome.
Des aménagements pour une reprise?
«C'est la solution», a avancé timidement Claude Simon, vice-président de la Fédération des courses de l'Ouest. «Carhaix n'est pas un cas unique. D'autres sociétés ont eu les mêmes soucis que vous, pendant une, deux années». Après quelques aménagements des lieux, les courses ont pu se tenir à nouveau sur les hippodromes de ces sociétés.
«Même combat que pour l'hôpital»
Une proposition qui ne convainc pas les Carhaisiens. Particulièrement remonté, Christian Troadec, président de Poher-communauté, lance: «Il y a 136 ans que les courses de Carhaix existent. La 137eédition aura lieu, ici, en 2010. Les personnes qui sont là aujourd'hui sont les mêmes que celles qui ont défendu l'hôpital de Carhaix. M.Perrin ne nous a pas écoutés. Il l'a regretté ensuite». Alexis Troadec, qui durant quelque 25 ans a présidé la Société des courses de Carhaix, regrette quant à lui le manque de concertation dans ce dossier. «La décision de ne pas autoriser le déroulement de courses à Carhaix a été faite de manière précipitée. Elle a été prise par une ou deux personnes. Nous ne sommes pas des casseurs de chevaux». Quant à Mme Ecot, représentant les Haras régionaux, elle a tenté d'expliquer sa position. «Je suis ici en temps qu'observatrice». Mais la Rennaise n'a pas eu l'occasion d'aller plus avant dans ses propos. Symbole d'un dialogue de sourds, dont on peine à trouver l'issue.
* Directeur de l'Agence régionale hospitalière.
Carhaix. Hippodrome. Appel à la mobilisation vendredi
Carhaix. Hippodrome. «Un sursis, avant une nouvelle piste en 2012»
Grand-rue. Stationnement bilatéral à partir de décembre
Le week-end sportif
Vorgium : Encore des découvertes
Sidonie. «Ce sera dur de manoeuvrer»
Gaëlle. «Une fausse bonne idée»
Colette. «Une vraie différence»
Cindy. «Il faudra voir à l'usage»
Archéologie préventive. D'importantes découvertes
NPA. Appel au rassemblement le 3 décembre à Quimper
A savoir
Aujourd'hui
Infos services
Centre de vaccination.Horaires élargis à partir du 2 décembre
Trophées des sports. Une cérémonie plus rythmée