3 novembre 2009
Brest serait-elle l'une des pires villes de France pour y fairedu vélo? Lesprogrès enmatière d'assistance électrique et les trois années de travaux autour du tram pourraient changer la donne.
La pluie, le vent fort, les côtes, le peu de pistes cyclables... Brest cumule les inconvénients pour la pratique du vélo en ville. Partout ailleurs en Europe, la pratique du deux-roues écolo en centre-ville explose. La France est pourtant le troisième pays au monde où l'on achète chaque année le plus de vélos. Mais les achats de vélos électriques restent à la traîne comparé aux voisins européens. Pendant que 15.700 vélos électriques se vendaient en 2008 en France (9.700 en 2007), les Allemands en achetaient 80.000 et les Hollandais plus de 100.000. Marché émergent dans l'Hexagone, les produits continuent de se sophistiquer et de s'élargir, tant au niveau des styles que des gammes. Même si, globalement, les prix ne baissent pas énormément pour le moyen et le haut de gamme, à l'opposé des produits d'appel de supermarché. Pour disposer d'un vélo construit en Europe, il faut compter au moins 1.200EUR et investir jusqu'à 3.500EUR pour un engin high-tech.
L'autonomie en question
L'autonomie d'une batterie dépend de la qualité de ses composants, du type de vélo utilisé (les petites roues consomment davantage), de son poids, de celui de son utilisateur et de la topographie, les meilleures batteries étant annoncées par les constructeurs pour couvrir entre 60 à 70km (sans vent, sur le plat avec un cycliste de 60kg...). Ces données sont régulièrement remises en question par les vendeurs et les utilisateurs. «Sur terrain plat, il vaut mieux tabler sur 40 à 50km et plutôt 15 à 20 sur terrain accidenté», observe Ronan Salaün, de Vélozen, ouvert sur le port de commerce, quai Malbert. Mieux vaut donc emporter avec soi son cordon de recharge ou en disposer sur son lieu de travail ainsi qu'à son domicile. «À Brest, les travaux du tramway étalés sur trois ans risquent de doper le phénomène», estime Ronan Salaün. La majorité de ses ventes concernent des vélos de ville classiques. Mais il vend aussi des pliants, des VTT, ainsi que des scooters électriques. Son système de prêt et d'essai gratuits sur plusieurs jours est imparable, près de deux essais sur trois se traduisant par un achat quasi immédiat. «Je rencontre d'ailleurs de plus en plus de clients qui vendent leur voiture ou leur moto pour un vélo à assistance électrique».
Il pleut parfois à Brest?
Sur 230 journées travaillées et lissées à l'année, combien de fois un cycliste ou un motard travaillant à Brest doit-il enfiler sa combinaison de pluie? 60 fois, 50 fois, 40 fois? Seulement 16petites fois, selon une étude récente relayée par BMO! La preuve que le salarié qui arrive et sort du travail à Brest réussit à passer le plus souvent entre les gouttes. La preuve aussi qu'il pleut bien moins souvent qu'on le croit à Brest. Enfin, jamais toute la journée.
Brest ville. Vélos. Le top du top au Relecq
Froutven. Une zone à deux vitesses
Tabac. Des effets sous-estimés sur la santé
Assises de la mer. Un contrepoids de taille
Marché de Noël. Les chalets ouvrent demain
Occupation de la mairie. La municipalité réagit
Fac de médecine. Le retour des nounours à l'hôpital
Les enfants de Gutenberg. La mémoire de l'imprimerie
Gestion du littoral. Des étudiants de l'UBO sur le terrain
Pont-l'Abbé. Le ferry battra pavillon italien
MaCréa. Création d'un atelier de confection à Madagascar
Le poids des loyers: renégociations en cours
Le Rijsel. La cuisine française traditionnelle
McDonald's : ouverture le 15décembre
Accident de voiture : un blessé à l'entrée de Plouguin