8 octobre 2009
L'UBO se prépare à l'éventualité d'une épidémie de grippe A. Un plan de bataille a été mis en oeuvre durant l'été, qui devrait permettre à l'université de s'adapter aux scénarios les plus complexes.
La semaine prochaine, les étudiants de l'UBO devraient découvrir une campagne de prévention inédite, autour des gestes à adopter en cas de grippe A. Deux mille autocollants seront disposés dans des lieux stratégiques de l'université. Ils rappellerontle B.A.-Ba du lavage de mains; la présence du service de la médecine préventive, en cas de besoin; la validation indispensable du passeport informatique pour bénéficier d'un espace numérique de travail (ENT). Mais, surtout, les plus branchés pourront visionner des spots de prévention, en scannant un code-barres à l'aide de leur téléphone portable. Pour Sylvain Broussard, chef de cabinet de la présidence et membre de la cellule de crise de l'UBO, «il ne s'agit que d'une piqûre de rappel. Mais elle a son importance. Il est primordial, par exemple, que l'étudiant comprenne le rôle de l'ENT. Il lui permet de maintenir un lien avec l'université, directement sur le Net». Un contact précieux si l'université venait à être fermée au public, l'un des pires scénarios envisagés.
Six semaines de masques antigrippe A
Une décision qui ne pourrait intervenir que sur ordre du préfet mais dont tous les aspects ont déjà été planifiés. Des cours sont ainsi dispensés aux enseignants volontaires qui ne seraient pas encore au fait de «moodle», la plateforme qui permet la mise en ligne de cours. Des diaporamas sur les gestes à adopter au quotidien leur ont été diffusés. L'UBO a également prévu près de six semaines de masques antigrippe A pour les personnels chargés de la maintenance et du bon fonctionnement de ses installations. L'université est en effet dotée de matériels d'expérimentation particulièrement lourds, comme des appareils d'imagerie à résonance magnétique nucléaire qu'il n'est pas question de laisser à l'abandon. Marie-Armelle Barbier, doyenne de l'UFR Lettres et Sciences humaines, résume cet état d'esprit: «Cette situation nous oblige à relier, informer, préparer. Nous devons apprendre à gérer l'imprévu et attendre...». Trois scénarios épidémiques ont été imaginés par la cellule de crise de l'UBO: une fermeture partielle pour des cas localisés dans un cours; la fermeture d'une faculté entière, selon le nombre de promotions touchées et, enfin, l'arrêt des activités publiques du campus.
Les réactions ironiques des étudiants
Si l'UBO semble avoir paré à toutes les éventualités épidémiques, les étudiants ont, de leur côté, pris le parti d'en sourire. Depuis une semaine, un journal viral s'affiche sur les murs du campus; il a pour titre «Pandémie!» et est édité par un mystérieux «Comité du bon goût» qui promeut «le rôle positif de la peste noire». L'heure semble donc à l'insouciance chez les étudiants. Moins de cinq cas de grippe A ont été recensés sur le campus, pour l'instant, par le service de médecine préventive.
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