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Tribunal. Le beau-père qui se moquait des seins

4 novembre 2009

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Un an de prison avec sursis et une mise à l'épreuve dedeux années. C'est la peine infligée à un quinquagénaire auteur de gestes déplacés sur son ex-belle-fille.

Traumatisée par l'absence d'un papa, cette adolescente s'était peu à peu rapprochée du nouveau mari de sa maman, au point d'avoir avec lui «un lien très fort, une relation complice». Alors qu'elle avait 17ans, le comportement du beau-père a changé. Ellele confiera plus tard à des amis. À une vingtaine de reprises, en l'absence de la maman, il lui avait touché la poitrine.

«Comme on chatouille quelqu'un»

Lui, reconnaît, du bout des lèvres. «C'était des moqueries, car elle avait des petits seins. Je l'ai touchée, comme on chatouille quelqu'un». Il admet avoir eu ce comportement «quatre, cinq fois, pas plus» mais nie farouchement ce dont l'accuse ensuite son ex-belle-fille. Une fois, dans sa chambre, ill'aurait poussée sur le lit avant de lui caresser le corps et de baisser son pantalon. «Profondément affectée par cette trahison, qu'elle a vécue comme un acte incestueux», dira son avocate, la jeune fille a subi un vrai calvaire psychologique, à cause «d'une disparition de l'estime de soi». Bilan: deux tentatives de suicide, un comportement agressif permanent et de grosses difficultés scolaires. Hier, près de deux ans après les faits, la jeune fille n'a pu retenir ses larmes et a dû quitter la salle d'audience.

Sans menaces ni violences

«Des moqueries déplacées, oui», admet le défenseur du beau-père qui refuse une certaine dramatisation des faits. «Elle l'a dit dans sa première déposition: jamais il ne s'est montré menaçant ou violent. Je pense que c'était un jeu dans son esprit». Le refus du prévenu de comprendre la gravité des faits et sa désinvolture affichée à la barre («Ellen'avait qu'à dire non si ça la gênait!») consternentlittéralement le représentant du parquet. «Et ce texto envoyé à la maman suite à la dénonciation des faits: ?je m'excuse pour ce moment d'égarement?, comment l'expliquez-vous?». «J'avais peur qu'elle évoque quelque chose de plus grave», répond le prévenu. Le tribunal a suivi les réquisitions et a accordé à la victime et sa maman une somme de 8.000EUR au titre de leurs divers préjudices. Le prévenu sera inscrit au fichier des délinquants sexuels. l

  • Alain Coqui
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